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Marie-Claude Richard : Université Laval
La transmission intergénérationnelle (TI) est un phénomène étudié depuis plusieurs années dans le champ de la prévention de la maltraitance. Bien qu'il soit difficile de dégager un consensus scientifique sur sa prévalence, des études prospectives indiquent que la majorité des personnes victimisées n'adoptent pas de comportements maltraitants envers leurs enfants. Si le développement d'habiletés parentales est l'un des indicateurs les plus importants de résilience à long terme, il reste que plusieurs incompréhensions demeurent quant aux facteurs associés à la discontinuité intergénérationnelle de la maltraitance (DIM). La communication proposée traitera des facteurs associés à la DIM, et notamment du contre-modelage, c'est-à-dire de la décision d'une personne ayant un vécu de maltraitance d'agir de manière inverse de celle du ou des parents maltraitants. Cet élément susceptible d'expliquer en partie la DIM a émergé d'une recherche s'intéressant à mieux comprendre l'expérience du passage à la vie adulte de personnes ayant été placées jusqu'à la majorité. Les données recueillies auprès des participants ont souligné l'importance d'un « point tournant » dans le devenir adulte, un événement de vie charnière entraînant une rupture dans le parcours de vie de la personne. Or, pour certains participants, cette rupture procède d'une décision, celle de s'éloigner de modèles de comportements vécus pendant l'enfance afin de « devenir quelqu'un de bien ».
De plus en plus d’institutions sociales et de chercheurs s’intéressent à la transition vers la vie adulte et aux conséquences colossales que cette période développementale peut avoir dans le cycle de la vie (Gorter et al., 2011). En effet, la conjoncture des transitions développementales, éducationnelles, résidentielles, parentales et situationnelles (par ex. adolescence vers l’âge adulte, secondaire-postsecondaire, communauté-milieu urbain, adolescent-parent, milieu familial-appartement) vient complexifier les recherches et l’intervention auprès des jeunes en transition. Aussi, la majorité des chercheurs, des équipes de recherche et des institutions qui participent au développement des connaissances sur les jeunes en transition ciblent une population particulière, un milieu de vie (p. ex. scolaire), une problématique précise pour arriver à fragmenter cette complexité et développer des interventions ciblées. Ce colloque veut précisément contribuer à mettre en commun les connaissances cumulées de part et d’autre, susciter les échanges, inspirer les collaborations de recherche et développer des partenariats entre les milieux de la recherche et de l’intervention sur le thème des jeunes en transition.
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