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La mémorisation de l'orthographe lexicale au premier cycle du primaire

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Myriam Villeneuve-Lapointe : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Le faible taux de littératie chez les élèves du préscolaire et du primaire peut s'expliquer par plusieurs facteurs dont ceux d'ordre motivationnel et psychoaffectif ainsi que ceux d'ordre cognitif et métacognitif (Navarro & Le Deun, 2004). Afin d'améliorer les compétences en littératie des élèves, il convient de se questionner sur les stratégies métacognitives qu'ils utilisent. L'apprentissage de l'orthographe lexicale nécessite l'utilisation de stratégies de mémorisation puisque la langue française est opaque à l'écrit (Brissaud et al., 2011; Catach, 1978; Cogis, 2005; Seymour, Aro & Erskine, 2003). De plus, il est essentiel de présenter aux élèves des mots dont l'orthographe lexicale correspond au développement cognitif des apprenants afin qu'ils soient motivés (Bousquet et al., 1999; Fayol & Jaffré, 1999). Par contre, les documents utilisés par les enseignants diffèrent quant aux mots à mémoriser et aux stratégies de mémorisation à présenter (Tremblay, Lefrançois & Lombard, 2013). ). Il est donc possible de se questionner sur les stratégies de mémorisation de l'orthographe lexicale utilisées par des élèves de fin du premier cycle du primaire. L'utilisation de la méthode de verbalisation à voix haute (Think aloud) lors de la collecte de données a permis de déterminer les stratégies de mémorisation utilisées par des élèves ayant différents niveaux de compréhension en orthographe lexicale.

Résumé du colloque

La littératie est la capacité d’une personne à comprendre et à utiliser le langage, les nombres, les images et les TIC pour échanger, interagir avec les autres, saisir son environnement, acquérir de nouvelles connaissances, développer son plein potentiel et être un citoyen à part entière. Dans une perspective inclusive, cette définition intègre aussi la capacité des milieux et des services à favoriser l’accessibilité aux usages sociaux du langage, des chiffres, des images et des TIC dans leurs contextes respectifs afin d’appuyer le développement du plein potentiel de leur population et l’exercice de leur citoyenneté (Ruel et Moreau, 2013). Plus de la moitié de la population québécoise de 16 à 65 ans possède des compétences insuffisantes en littératie pour participer activement au monde actuel (PEICA, 2012; Statistique Canada, 2013). Également, sur un plan scientifique, des études indiquent que des difficultés en lecture dès l’âge de 7 ans sont un indicateur important de décrochage scolaire (Janosz, 2013). Selon McCraken et Murray (2009), entre 20 et 40 % des élèves canadiens n’auraient pas les compétences suffisantes en littératie pour être concurrentiels dans notre monde compétitif. Le récent avis du Conseil supérieur de l’éducation (2013) portant sur la littératie des adultes reconnaît les enjeux liés à leur faible taux. En somme, une mobilisation de tous les acteurs est souhaitée afin d’assurer la mise en place de pratiques éducatives efficientes pour tous les apprenants et d’assurer le développement de milieux inclusifs qui prennent en compte les niveaux de littératie des personnes desservies. Le colloque propose de rassembler équipes et chaires de recherche, groupes d’intérêt, chercheurs et étudiants de cycles supérieurs œuvrant en littératie au Québec afin de faire un état des lieux, tant sur le plan des actions communautaires et scolaires que sur celui des recherches de terrain qui se déroulent dans des contextes variés et portent sur diverses formes de littératie?.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
Discutant-e- de la session : Joanne Pharand
section icon Date : 15 mai 2014

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