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Myriam Fontaine : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le développement de compétences suffisantes en littératie implique notamment d'apprendre à écrire. En effet, l'écriture est un outil de communication qui permet d'interagir et de comprendre. Pour intégrer l'écrit au quotidien, il s'avère essentiel de s'approprier certaines conventions propres à la langue écrite. En français, puisque l'orthographe lexicale est complexe, cette appropriation s'avère ardue pour de nombreux apprenants. Afin de favoriser l'apprentissage de l'orthographe lexicale française, des pratiques éducatives exploitant la morphologie s'avèrent pertinentes. Or, cette dimension est peu exploitée. Des recherches démontrent pourtant que, dès le primaire, les apprenants écrivent des mots en se servant de leur structure morphologique. Mais comment arrivent-ils à écrire des mots à l'aide de la morphologie? À quel moment le font-ils dans leur développement? Quelles pratiques éducatives peuvent favoriser cet apprentissage? Dans le cadre de cette communication, l'apport de la morphologie dans l'apprentissage de l'orthographe lexicale sera discuté à la lumière de recherches récentes sur le sujet. Des idées d'activités pour travailler la morphologie seront également proposées.
La littératie est la capacité d’une personne à comprendre et à utiliser le langage, les nombres, les images et les TIC pour échanger, interagir avec les autres, saisir son environnement, acquérir de nouvelles connaissances, développer son plein potentiel et être un citoyen à part entière. Dans une perspective inclusive, cette définition intègre aussi la capacité des milieux et des services à favoriser l’accessibilité aux usages sociaux du langage, des chiffres, des images et des TIC dans leurs contextes respectifs afin d’appuyer le développement du plein potentiel de leur population et l’exercice de leur citoyenneté (Ruel et Moreau, 2013). Plus de la moitié de la population québécoise de 16 à 65 ans possède des compétences insuffisantes en littératie pour participer activement au monde actuel (PEICA, 2012; Statistique Canada, 2013). Également, sur un plan scientifique, des études indiquent que des difficultés en lecture dès l’âge de 7 ans sont un indicateur important de décrochage scolaire (Janosz, 2013). Selon McCraken et Murray (2009), entre 20 et 40 % des élèves canadiens n’auraient pas les compétences suffisantes en littératie pour être concurrentiels dans notre monde compétitif. Le récent avis du Conseil supérieur de l’éducation (2013) portant sur la littératie des adultes reconnaît les enjeux liés à leur faible taux. En somme, une mobilisation de tous les acteurs est souhaitée afin d’assurer la mise en place de pratiques éducatives efficientes pour tous les apprenants et d’assurer le développement de milieux inclusifs qui prennent en compte les niveaux de littératie des personnes desservies. Le colloque propose de rassembler équipes et chaires de recherche, groupes d’intérêt, chercheurs et étudiants de cycles supérieurs œuvrant en littératie au Québec afin de faire un état des lieux, tant sur le plan des actions communautaires et scolaires que sur celui des recherches de terrain qui se déroulent dans des contextes variés et portent sur diverses formes de littératie?.
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