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La participation contre la démocratie : l'exemple des comités d'initiative et de consultation d'arrondissement à Marseille, en France

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Caroline Patsias

Résumé de la communication

Notre réflexion s'inscrit dans la thématique consacrée à la ‘Participation contre la démocratie : réflexion critique et théorique ou étude de cas'. Elle se fonde sur l'analyse de l'échec de l'implantation des conseils de quartier à Marseille, lesquels visaient un élargissement de la participation citoyenne au profit du maintien des CICAS (comité d'initiatives et de consultation d'Arrondissement). L'objectif est d'expliquer les raisons de cet échec en pointant combien les CICAS, loin de transformer les rapports de pouvoir, font plutôt le jeu du clientélisme caractéristique de la gouvernance phocéenne. Notre propos s'appuie sur plusieurs enquêtes menées au début des années 2000 jusqu'en 2013 dans deux CICAS du 8e secteur à Marseille. Nous avons recouru à l'observation participante ainsi qu'à des entrevues des acteurs. Si un seul cas rend impossible toute généralisation, nos résultats seront mis en perspective avec certaines des conclusions entourant la mise en place des budgets participatifs au Brésil et le maintien ou le re-dessin des réseaux de clientèle qui en a suivi (Montambeault, 2011) afin de discuter de certaines hypothèses dans le champ.

Résumé du colloque

Ce 7e colloque organisé en partenariat avec l’Institut du Nouveau Monde (INM) propose d’approfondir la compréhension des tensions entre la participation et la démocratie en explorant trois thèmes de la pensée de Jacques T. Godbout : 1) les effets pervers de la participation en démocratie; 2) les relations entres les professionnels et les usagers; et 3) l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. Ce colloque sera l’occasion de réfléchir à la pertinence de cette analyse pour le Québec en présence de l’auteur.

Il y a un peu plus de 30 ans, Jacques T. Godbout, présentait dans son livre La participation contre la démocratie un regard critique et lucide sur les tensions entre la démocratie représentative et les dispositifs de participation mis en place par les gouvernements pour légitimer leurs actions en instrumentalisant la parole des citoyens.

La démocratie des usagers poursuit cette réflexion et problématise les effets pervers de la participation des citoyens dans le contexte des sociétés libérales contemporaines. Il démontre que la relation expert-usager se substitue au lien politique dans les différents programmes et organismes de l’État. En faisant la promotion de la participation au sein de la relation professionnels-usagers, l’État affaiblit, voire évacue, la possibilité du jeu démocratique.

La participation n’a pas que des effets pervers. Jacques T. Godbout s’est également penché sur l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. La participation permet-elle de développer une société innovante et comment?

Il s’agira, au cours de ce colloque, de réfléchir aux thèmes proposés par Godbout, de les confronter à des cas d’actualité et d’en comprendre la portée 30 ans plus tard...

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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