Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Justine Gosselin-Gagné : UQAM - Université du Québec à Montréal
Chaque année, une myriade d'élèves récemment immigrés intègre les écoles du Québec. À leur arrivée, ces jeunes sont confrontés à de nombreux défis tels que l'adaptation à un nouvel environnement socioscolaire. Pour certains, cette étape semble plus difficile à franchir, en particulier lorsque des facteurs tels que l'allophonie et la défavorisation économique s'additionnent. L'objectif principal de notre recherche était de cerner les aspects favorables à l'adaptation socioscolaire d'élèves allophones du primaire récemment établis au Québec. Pour ce faire, nous avons utilisé un cadre théorique basé sur le concept de la résilience scolaire dans le but d'exploiter la dimension systémique des aspects qui soutiennent l'intégration. Dans une école située dans un milieu multiethnique et défavorisé de Montréal, nous avons rencontré six duos parents-élèves récemment immigrés afin de mieux comprendre le vécu socioscolaire des jeunes depuis leur arrivée. L'analyse de nos données a permis de révéler que les caractéristiques ayant soutenu leur résilience scolaire relèvent de quatre niveaux : l'élève (motivation scolaire; importance accordée aux études), son environnement familial (intérêt porté par les parents à la scolarité de l'enfant; discours positif au sujet de l'école), son environnement extra-familial (lieux de culte; organismes communautaires) et son vécu scolaire (enseignants engagés et outillés pour prendre en charge la diversité; climat psychosocial de l'école; soutien par les pairs).
Ce colloque scientifique porte sur les parcours scolaires et professionnels des jeunes issus de groupes minoritaires et marginalisés. Dans une perspective d’équité et de justice sociale en éducation et en emploi, il s’avère crucial de se pencher sur les différentes dimensions qui ponctuent les parcours de ces jeunes. Le colloque aborde notamment la question suivante : quels sont les aspects positifs et négatifs qui jalonnent les parcours scolaires et professionnels de ces jeunes? Dans une approche constructiviste, nous aborderons ces aspects en considérant le jeune comme un acteur social disposant d’un pouvoir d’action sur son parcours, interagissant et déployant des logiques stratégiques pour faire face au poids des déterminismes sociaux. Ce colloque développera les connaissances scientifiques sur les parcours des jeunes issus de groupes minoritaires et, plus largement, bonifiera les sources de réflexion des décideurs publics œuvrant auprès de ces jeunes.
Ce colloque réunit des chercheurs travaillant à la fois sur les jeunes issus de l’immigration, les jeunes issus de minorités linguistiques et les jeunes issus de groupes marginalisés. Cet échange favorisera le développement d’une vision plus large sur les parcours des jeunes « issus de groupes minoritaires », et ce, à la fois sur le plan empirique et sur le plan théorique. Également, le colloque réunit des chercheurs analysant les parcours des jeunes à l’aide de dispositifs méthodologiques quantitatifs et qualitatifs; il permettra de prendre acte de la complémentarité de ces deux approches. Plus concrètement, le colloque permettra de réunir des chercheurs de trois entités de recherche, ce qui permettra un croisement d’approches théoriques fécond pour aborder le thème des parcours scolaires et professionnels des jeunes issus de groupes minoritaires : le Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM), axe « Éducation et rapports ethniques », l’Observatoire Jeunes et Société (OJS, INRS UCS) et le Groupe de recherche Immigration, équité et scolarisation (GRIES).
Thème du colloque :