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Sylvie Parent : Université Laval
Les modèles de développement des jeunes sportifs sont de plus en plus présents au sein des organisations sportives qui fédèrent les sports dans lesquels nos jeunes évoluent. Souvent, ces modèles accordent une importance démesurée aux aspects du développement physique, laissant plus ou moins de côté la composante psychosociale. Plusieurs travaux ont soulevé l'importance d'assurer aux jeunes sportifs un équilibre entre les diverses composantes (physique, psychologique, sociale) nécessaires à une expérience sportive sécuritaire et enrichissante. Lorsque cet équilibre n'est pas respecté, l'expérience vécue par les jeunes sportifs peut s'avérer difficile. L'objet de cette présentation est donc de mettre en lumière l'importance d'offrir aux jeunes un environnement sportif qui tient compte de leur développement psychologique et social, mais également de faire état des risques associés à une pratique où ces sphères de développement ne sont pas considérées.
L’activité physique, pratiquée modérément, a des effets positifs reconnus sur la santé physique des individus. Ainsi, une des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de maintenir une pratique d’exercice physique de trente minutes par jour pour diminuer les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’ostéoporose, etc. (Organisation mondiale de la santé, 2013). Si les effets positifs des pratiques sportives sur la santé physique sont assez bien établis dans la littérature scientifique, il est en revanche plus difficile de se prononcer sur les retombées du sport sur les plans psychologique et social. En effet, si certains mentionnent les effets positifs du sport sur, par exemple, le développement psychosocial des jeunes (Tofler et Butterbaugh, 2005), la santé mentale (Babiss et Gangwisch, 2009) et la cohésion sociale (Bailey, 2005), d’autres adoptent plutôt un point de vue négatif au regard de l’étude de l’augmentation d’actes délinquants (Faulkner et al., 2007; Gardner, Roth et Brooks-Gunn, 2009) à la suite de pratiques d’activités sportives ou, encore, de l’augmentation des tensions que les compétitions sportives créent entre les participants (Donnelly et Coakley, 2002). C’est donc dans le contexte d’une nécessité de mieux comprendre la complexité des effets du sport sur le plan psychosocial et de mettre en place certaines balises afin que l’activité sportive soit bénéfique, non seulement sur le plan physique, mais surtout sur les plans social et psychologique, que nous organisons ce colloque.
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