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Ioanna Guikas : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les enfants ayant une déficience intellectuelle sont à risque de présenter des troubles du comportement et il semble qu'un des facteurs entraînant le maintien ou le développement de ces troubles est l'interaction entre la personne ayant une déficience intellectuelle et son intervenant. Cette présentation s'intéresse au milieu scolaire et a pour but de développer une meilleure compréhension des interactions existant entre les enseignants et les élèves lors de l'émission de troubles du comportement ainsi que de décrire les attitudes des enseignants face à ces troubles. Pour cela, une approche tridimensionnelle est utilisée. Les interactions prenant place entre huit enseignants travaillant dans une école spécialisée et 12 élèves, ayant une déficience intellectuelle légère et présentant des troubles du comportement, seront présentées. Notre étude révèle que les enseignants passent beaucoup de temps à gérer les troubles du comportement ou les comportements déviants de leurs élèves (57 interventions par heure en moyenne), et qu'ils favorisent les interventions verbales ou n'interviennent pas. Les enseignants rapportent ressentir des émotions négatives et des émotions positives lors de l'émission de troubles du comportement, et considèrent que l'état émotionnel et l'apprentissage par renforcement positif sont les causes les plus fréquentes pour l'apparition de troubles du comportement chez leurs élèves.
Actuellement, des pratiques d’aide et des dynamiques collaboratives se déploient, à l’école et dans divers établissements, selon les textes officiels en vigueur. Elles mettent en scène plusieurs acteurs de la sphère éducative concernés par le projet de l’élève à besoins particuliers. Une des réponses du système éducatif à de tels enjeux consiste à étoffer les pratiques d’enseignement-apprentissage, à renforcer les pratiques professionnelles et à conjuguer les compétences des professionnels de divers secteurs. Ce colloque met l’accent sur la comparaison des perceptions des acteurs (en particulier ceux de l’enseignement spécialisé). Il aborde les interprétations des notions d’intégration, d’inclusion et d’adaptation. Il cible aussi la manière dont ces acteurs opèrent au sein des systèmes éducatifs français, suisse et canadien pour inclure, intégrer des élèves à besoins particuliers, ou encore adapter les pratiques destinées à ces derniers, dans des services de différents niveaux (préscolaire, primaire, secondaire...). Quatre angles disciplinaires seront privilégiés pour apporter un éclairage pluridisciplinaire à ce colloque : didactique, didactique professionnelle, psychologie et sociologie. Il s’agit : 1) d’interroger ce qui relève de l’inclusion, de l’intégration et de l’adaptation dans le domaine de l’enseignement spécialisé, en prenant appui sur des références historiques et en relevant l’évolution des significations pour ces dénominations; 2) d’identifier, de comprendre et de comparer des mises en œuvre des pratiques collaboratives; 3) d’interroger sur le plan des apprentissages les types de besoins spécifiques des élèves; et 4) de comparer les dispositifs ou d’autres stratégies d’accompagnement des acteurs agissant auprès des élèves à besoins particuliers.