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Jocelyne St-Arnaud
Mis à part le système de santé états-unien, trois types de systèmes de santé ont été développés pour répondre aux besoins des populations en matière de santé : les systèmes bismarckiens, beveridgiens et mixtes. Les systèmes beveridgiens, auquel se rattache le système de santé canadien, se caractérisent par une plus grande part de l'État dans la gouvernance et la gestion du système de santé, et par un financement provenant des impôts. Ils offrent une universalité d'accès aux soins de santé et sous cet angle, ils sont plus égalitaires. Cependant, en matière de réponse adéquate aux besoins de santé, ils ne sont pas nécessairement équitables envers tous. Dans cette présentation, l'équité sera définie en fonction d'un critère de justice formelle (universalité d'accès aux soins et services) et d'un critère de justice distributive (soins et services alloués en fonction du besoin). Puis, seront évoquées les insuffisances du système de santé québécois pour répondre adéquatement aux besoins de l'ensemble de la population, démontrant la nécessité d'une réforme en profondeur. Enfin, le modèle scandinave sera utilisé pour illustrer la possibilité d'un système étatique et sanitaire plus équitable.
Le réseau de la santé et des services sociaux est un milieu où cohabitent diverses formes de régulation de l’activité clinique et psychosociale. À un premier niveau (niveau micro), ce milieu est d’abord basé sur l’autonomie professionnelle, donc sur l’autorégulation des activités, car les professionnels de la santé et des services sociaux sont formés pour évaluer le profil de l’usager et lui offrir les traitements et services répondant à ses besoins. D’autre part, le troisième niveau (niveau macro), qui est celui du ministère de la Santé et des Services sociaux (et dont les Agences sont les extensions régionales), est, par sa fonction politique, plutôt construit sur l’évaluation et le contrôle, donc sur l’hétérorégulation. Or, le deuxième niveau (niveau méso), qui est celui de la gestion des établissements, est en tension entre ces deux modes de régulation et doit composer avec ceux-ci pour donner des services à la population, en fonction des ressources qui lui sont allouées, dans un monde où les professionnels décident des interventions requises pour chaque usager de façon singulière. Quelle est la place de l’éthique organisationnelle dans ce contexte? Comment arrimer les différentes contraintes que sont les ressources limitées, les besoins grandissants de la population, les besoins de chaque usager, l’autonomie professionnelle, le respect de la déontologie professionnelle ainsi que des lois et règlements encadrant les établissements?
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