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Marie-Pascale Pomey : Université de Montréal
Le système de santé et des services sociaux est un milieu complexe où des professionnels de diverses disciplines ont besoin de travailler en interdisciplinarité pour atteindre les objectifs cliniques et psychosociaux visés pour chaque usager. Le travail clinique, qu'il soit en services de santé ou en services sociaux, est indéterminé. En effet, deux cas semblables n'aboutiront pas aux mêmes résultats. Ceux-ci dépandent des conditions cliniques, mais aussi des volontés de chaque usager, de ses valeurs, ainsi que de l'expérience individuelle de chaque professionnel, de ses valeurs, de la culture de chaque milieu, etc. Ainsi, le parcours de chaque cas singulier ne peut être prédit. Ce milieu est construit sur l'autonomie professionnelle. Chacun des professionnels, individuellement et en équipe, évalue les besoins de chaque usager et propose les soins et services requis à partir de sa discipline, mais aussi de sa compréhension globale des besoins de l'usager. Or, comment interagissent ces professionnels entre eux? Quelles sont les normes professionnelles qui les guident? Y a-t-il des cultures propres à chaque profession et à chaque milieu? Comment tout cela influence-t-il le travail clinique en équipe? Un espace éthique est-il possible dans ce contexte? Voilà les questions qui seront abordées lors de cette communication.
Le réseau de la santé et des services sociaux est un milieu où cohabitent diverses formes de régulation de l’activité clinique et psychosociale. À un premier niveau (niveau micro), ce milieu est d’abord basé sur l’autonomie professionnelle, donc sur l’autorégulation des activités, car les professionnels de la santé et des services sociaux sont formés pour évaluer le profil de l’usager et lui offrir les traitements et services répondant à ses besoins. D’autre part, le troisième niveau (niveau macro), qui est celui du ministère de la Santé et des Services sociaux (et dont les Agences sont les extensions régionales), est, par sa fonction politique, plutôt construit sur l’évaluation et le contrôle, donc sur l’hétérorégulation. Or, le deuxième niveau (niveau méso), qui est celui de la gestion des établissements, est en tension entre ces deux modes de régulation et doit composer avec ceux-ci pour donner des services à la population, en fonction des ressources qui lui sont allouées, dans un monde où les professionnels décident des interventions requises pour chaque usager de façon singulière. Quelle est la place de l’éthique organisationnelle dans ce contexte? Comment arrimer les différentes contraintes que sont les ressources limitées, les besoins grandissants de la population, les besoins de chaque usager, l’autonomie professionnelle, le respect de la déontologie professionnelle ainsi que des lois et règlements encadrant les établissements?
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