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L'intervention auprès d'auteurs de violence conjugale : réflexions portant sur le changement

CK

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Cécile Kowal : PRAXIS

Résumé de la communication

Née en 1992, Praxis est une association belge sans but lucratif spécialisée dans l'accueil et l'accompagnement des auteurs de violences conjugales et intrafamiliales. Aujourd'hui, Praxis offre ses services aux auteurs, sous mandat de justice ou non, sur l'ensemble de la Belgique francophone. En 2012 nous avons constaté que 11% des personnes qui entament le programme d'aide sous contrainte judiciaire vont au-delà du traitement minimum exigé (21 séances de groupe de 2h), c'est-à-dire transforment la contrainte en demande personnelle et maintiennent la motivation au changement. La recherche clinique et psychosociale devient un apport considérable pour déceler les leviers de cette motivation au changement. De plus, comment favoriser l'émergence d'un dévoilement concernant les violences exercées sur les enfants ? Comment articuler le travail de résilience auprès de ces adultes, souvent victimes de maltraitances durant leur enfance, et l'énonciation des violences qu'ils exercent aujourd'hui dans leur foyer ? Une autre motivation au changement est l'amélioration de leur bien-être intérieur. Les usagers de notre association présentent rarement une seule problématique. Leurs agissements violents et leur besoin de contrôle au sein de leurs relations intimes sont souvent associés à d'autres problématiques connexes : la surconsommation (d'alcool, de drogues ou de médicaments), des problèmes de santé chroniques, un isolement social, des phases dépressives marquées, etc.

Résumé du colloque

La violence intrafamiliale est particulièrement difficile à comprendre par la majorité des gens. De plus, les personnes qui vivent de la violence conjugale ou sexuelle dans leur famille éprouvent très souvent de la difficulté à en parler et surtout à demander de l’aide. Au Québec, la violence intrafamiliale reste une préoccupation de santé publique et des intervenants en psychologie, criminologie, travail social et psychiatrie travaillent en collaboration pour une meilleure intervention. Ainsi, mieux arrimer le travail des intervenants et des chercheurs s’avèrent selon nous un moyen de prévention efficace. À titre d’exemple, en 2009 (MSP, 2009) 6,2 % des individus au Québec ont admis avoir été victimes de violence conjugale (incluant la violence psychologique, physique ou sexuelle). De plus, il y en moyenne 13 homicides conjugaux (la conjointe ou l’ex-conjointe est tuée) par année sur le territoire de la province de Québec (travaux de Léveillée, 2011). Les femmes sont majoritairement victimes de la violence intrafamiliale.

Dans ce colloque, nous traiterons de différents types de violence intrafamiliale, comme la violence conjugale, l’homicide intrafamilial et la violence sexuelle. Des conférenciers aborderont plus spécifiquement le traitement proposé pour aider les hommes qui exercent de la violence conjugale, ainsi que leurs travaux de recherche portant sur le changement psychologique de ces hommes. D’autres conférenciers parleront des différents profils d’hommes et de femmes qui exercent de la violence intrafamiliale. Enfin, des conférenciers aborderont le traitement et les enjeux psychosociaux des hommes qui commettent de la violence sexuelle dans la famille. Ce colloque est une occasion privilégiée de discuter de l’évaluation autant que du traitement de ces personnes et aussi d’aborder des pistes de solutions et de prévention.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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