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Mieux comprendre le lien entre la dissociation et l'homicide

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Natacha Normandin : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

L'homicide intrafamilial se distingue de l'homicide extrafamilial par le lien qui unit l'agresseur à la victime, qui est soit un membre de la famille ou une personne extérieure, mais également au niveau des particularités psychologiques des individus qui commettent ces types d'homicide. En effet, Last et Fritzon (2005) soulignent que les homicides intrafamiliaux sont davantage liés à l'intensité émotionnelle et teintés d'impulsivité. Les homicides extrafamiliaux quant à eux présentent fréquemment une composante instrumentale à l'avant-plan. Spiegel et ses collègues (2011) considèrent la dissociation pathologique comme étant une rupture involontaire de l'intégration normale de la conscience et du contrôle des procédés cognitifs. Selon Campbell (1998), la dissociation serait mobilisée afin de séparer la conscience des expériences traumatiques. Les études portant sur les expériences dissociatives en contexte de violence extrême, comme l'homicide, n'en sont encore qu'à leurs débuts. Ce qui différencierait les détenus ayant les niveaux de dissociation les plus pathologiques de ceux présentant de plus faibles symptômes dissociatifs ne serait pas la nature ou l'intensité des traumatismes vécus, mais bien la présence d'autres symptômes psychiatriques ainsi qu'un historique de maladies mentales (Stein, 2001). Dans le cadre de notre présentation, deux cas d'hommes ayant respectivement commis un homicide intrafamilial et extrafamilial seront analysés quant à la dissociation et l'impulsivité.

Résumé du colloque

La violence intrafamiliale est particulièrement difficile à comprendre par la majorité des gens. De plus, les personnes qui vivent de la violence conjugale ou sexuelle dans leur famille éprouvent très souvent de la difficulté à en parler et surtout à demander de l’aide. Au Québec, la violence intrafamiliale reste une préoccupation de santé publique et des intervenants en psychologie, criminologie, travail social et psychiatrie travaillent en collaboration pour une meilleure intervention. Ainsi, mieux arrimer le travail des intervenants et des chercheurs s’avèrent selon nous un moyen de prévention efficace. À titre d’exemple, en 2009 (MSP, 2009) 6,2 % des individus au Québec ont admis avoir été victimes de violence conjugale (incluant la violence psychologique, physique ou sexuelle). De plus, il y en moyenne 13 homicides conjugaux (la conjointe ou l’ex-conjointe est tuée) par année sur le territoire de la province de Québec (travaux de Léveillée, 2011). Les femmes sont majoritairement victimes de la violence intrafamiliale.

Dans ce colloque, nous traiterons de différents types de violence intrafamiliale, comme la violence conjugale, l’homicide intrafamilial et la violence sexuelle. Des conférenciers aborderont plus spécifiquement le traitement proposé pour aider les hommes qui exercent de la violence conjugale, ainsi que leurs travaux de recherche portant sur le changement psychologique de ces hommes. D’autres conférenciers parleront des différents profils d’hommes et de femmes qui exercent de la violence intrafamiliale. Enfin, des conférenciers aborderont le traitement et les enjeux psychosociaux des hommes qui commettent de la violence sexuelle dans la famille. Ce colloque est une occasion privilégiée de discuter de l’évaluation autant que du traitement de ces personnes et aussi d’aborder des pistes de solutions et de prévention.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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