Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Honoré Bidiasse : Université de Douala
Au lendemain de la grande crise des années 1980, les programmes d'ajustement structurel proposés par les bailleurs de fonds (Banque Mondiale et FMI) avaient pour principale caractéristique la politique de déréglementation, autrement dit, le désengagement de l'Etat de la sphère productive de l'économie.
Deux décennies après le mouvement de privatisation, les avis restent partagés quant à l'efficacité de cette politique de déréglementation, ou encore comme le souligne Eboué (1997), l'opportunité d'une politique de libéralisation en Afrique où la preuve n'est pas encore faite d'un dynamisme du secteur privé. De nombreux travaux sont à cet égard illustratifs. Sans être exhaustif, l'on peut citer : Pettrazini et Clark (1996), Wallsten (2000), Boubakri et Cosset (2002), etc.
Par ailleurs, poser le problème de la performance des entreprises privatisées c'est s'interroger non seulement sur l'influence du mode de propriété sur les résultats, mais aussi sur la qualité de service. Or, la plupart des études existantes s'appesantissent sur le volet financier des performances des entreprises privatisées. Mais, dans le contexte des pays en développement d'Afrique notamment, les statistiques disponibles se prêtent difficilement à une évaluation de la performance, aussi bien sur le plan financier que sur celui de la qualité de services.
L'objet de cet article est d'évaluer la perception des performances des entreprises privatisées, en termes de qualité de services par les ménages camerounais.
Dans tous les coins de la planète, les PME et le secteur public constituent les premiers pourvoyeurs d’emplois. Les bons résultats des PME et l’optimisation du secteur public sont par ailleurs d’excellents catalyseurs de croissance économique. Toutefois, ils rencontrent chacun des difficultés critiques qui hypothèquent dans plusieurs cas le dynamisme économique recherché. Alors que les PME souffrent habituellement de problèmes de financement dont le rationnement handicape leur expansion, le secteur public est souvent attaqué au sujet de son train de vie et de ses performances.
Sous une perspective internationale, le colloque aborde l’épineuse question du financement des PME et la performance dans le secteur public. Il s’agit précisément d'une comparaison des sources, pratiques et besoins de financement des PME aux quatre coins de la planète. Par ailleurs, la performance de la fonction publique, des sociétés publiques (entreprises detenues par l’État) et parapubliques sera examinée tant dans les pays développés que pour les pays sous-developpés ou émergents.