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Aude Villatte : UQO - Université du Québec en Outaouais
La santé mentale des étudiants collégiaux constitue une préoccupation centrale en Amérique du Nord et en Europe. Ce sont plus de 85% des directeurs qui rapportent une augmentation des problèmes psychologiques sévères dans les dernières années (Dadonna, 2011). Il semble que les difficultés d'adaptation et les problèmes de santé mentale soient plus particulièrement présents lors de l'entrée au post-secondaire (Boujut, Koleck, Bruchon-Schweitzer & Bourgeois, 2009). Compte tenu de ces éléments, il s'avère essentiel d'identifier les facteurs de risque des difficultés de santé mentale, et plus particulièrement de la dépression qui constitue aujourd'hui le diagnostic le plus présent chez les nouveaux arrivants au Cégep (Marcotte, 2013). Notre échantillon se compose de 389 étudiants en 1ère année de Cégep, âgés de 16 à 35 ans (âge moyen = 18,9 ans), inscrits en programmes préuniversitaires ou techniques. Afin de rendre compte des multiples facteurs susceptibles d'influencer la dépression des cégépiens, de nombreuses mesures ont été sélectionnées, relatives aux sphères personnelle, familiale, scolaire et sociale. Les résultats des analyses de régression logistiques que nous présentons peuvent aider à éclairer l'élaboration de programmes de prévention et de traitement pour les étudiants vulnérables à la dépression pour lesquels jusqu'à présent encore trop peu de ressources sont disponibles au sein des établissements postsecondaires.
De plus en plus d’institutions sociales et de chercheurs s’intéressent à la transition vers la vie adulte et aux conséquences colossales que cette période développementale peut avoir dans le cycle de la vie (Gorter et al., 2011). En effet, la conjoncture des transitions développementales, éducationnelles, résidentielles, parentales et situationnelles (par ex. adolescence vers l’âge adulte, secondaire-postsecondaire, communauté-milieu urbain, adolescent-parent, milieu familial-appartement) vient complexifier les recherches et l’intervention auprès des jeunes en transition. Aussi, la majorité des chercheurs, des équipes de recherche et des institutions qui participent au développement des connaissances sur les jeunes en transition ciblent une population particulière, un milieu de vie (p. ex. scolaire), une problématique précise pour arriver à fragmenter cette complexité et développer des interventions ciblées. Ce colloque veut précisément contribuer à mettre en commun les connaissances cumulées de part et d’autre, susciter les échanges, inspirer les collaborations de recherche et développer des partenariats entre les milieux de la recherche et de l’intervention sur le thème des jeunes en transition.
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