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Mauricio Corrales : Université de Montréal
Cette réflexion vise à contribuer à une meilleure compréhension du phénomène des communautés humaines à partir de l'anthropologie. Plusieurs auteurs ont exprimé le besoin de conduire des études qui marient les pratiques théorico-méthodologiques de la psychiatrie et les sciences humaines, comme l'anthropologie. Mener une recherche ethnographique au sein de sa propre communauté pose des problèmes et des défis sérieux et cela plus encore au sein de certains groupes occupant une position sociale avantageuse, par exemple au sein du milieu scientifique et universitaire. D'habitude, un regard ethno-anthropologique est un regard posé sur « l'autre ». Or l'anthropologue doit avant tout se détacher des préjugées à propos des gens qu'il observe, ce qu'il est particulière difficile de faire lorsque ce regard est en partie porté sur soi-même en tant que membre d'une équipe de recherche participative en santé mentale. À quoi peut bien servir un anthropologue dans le milieu de la recherche en psychiatrie? : réflexion basée sur une immersion en observation participante.
Depuis quelques années déjà, le Québec et le Connecticut collaborent pour favoriser l’évolution d’un système de santé mentale qui préconise le plein exercice de la citoyenneté. Le rétablissement en santé mentale n’est en effet que partiel s’il n’est que clinique, l’objectif des soins et services de qualité étant que les gens soient de la communauté et pas seulement dans la communauté. Une façon d’actualiser ce principe de pleine citoyenneté est de le promouvoir formellement au sein d’un partenariat patient particulièrement inclusif des personnes utilisatrices de services de santé mentale. Le Citizens Project, ou Projet citoyen, en est un exemple, lequel sera d’abord présenté par les premières personnes concernées. Des expériences variées de mise à contribution de l’expertise patient-partenaire de soins, d’enseignement puis de recherche seront ensuite présentées. Des témoignages d’usagers de services de santé mentale et de proches ayant pris part à de telles activités compléteront ces blocs de présentations, lesquels seront chaque fois animés par un coresponsable pour dégager des points d’ancrage. Il y aura également des affiches produites en réponse à un appel de communications.
Après les présentations orales et le sessions d’affiches, les participants se réuniront en petits groupes pour répondre à la question « Comment et pourquoi organiserions-nous différemment le partenariat dans les soins, l’enseignement et la recherche en santé mentale? ». Le fruit de ces ateliers sera rapporté lors d’une plénière animée par la direction Collaboration et partenariat patient de l’Université de Montréal. Une table ronde suivra pour faire ressortir les points saillants du colloque et alimenter le partenariat Québec-Connecticut.