Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Bernadette Kadiobra Kassi
Si la littératie est largement définie comme la capacité pour une personne de comprendre et d'utiliser le langage, les chiffres, les images et les technologies de l'information et de la communication afin d'échanger, d'acquérir de nouvelles connaissances, de développer son plein potentiel et d'être un citoyen à part entière (CIRLI, 2012), il est clair que l'information en demeure l'ossature. La littératie informationnelle renvoie aussi bien à « l'aptitude à comprendre et à utiliser l'information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d'atteindre des buts personnels et d'étendre ses connaissances et ses capacités » (OCDE, 2000) qu'à la capacité, pour le lecteur, de collecter et d'analyser l'information dans l'optique de favoriser une prise de décision efficace (Michael, Hightte et al., 2009). Qu'en est-il du rôle que joue le concepteur dans l'acquisition par le lecteur de cette littératie informationnelle, quand on sait que la pertinence d'une information équivaut à la capacité « de lier, de favoriser, par des procédures communicationnelles diverses, l'effet souhaité par l'action de communication en diminuant l'effort que doit consentir le destinataire pour comprendre le message » (Beaudet, 2006)? Cette communication présentera le cadre théorique et conceptuel de cette littératie avec un accent sur ce qui lie concepteur et lecteur dans cet acte de communication qui doit favoriser la compétence informationnelle du second.
La littératie est la capacité d’une personne à comprendre et à utiliser le langage, les nombres, les images et les TIC pour échanger, interagir avec les autres, saisir son environnement, acquérir de nouvelles connaissances, développer son plein potentiel et être un citoyen à part entière. Dans une perspective inclusive, cette définition intègre aussi la capacité des milieux et des services à favoriser l’accessibilité aux usages sociaux du langage, des chiffres, des images et des TIC dans leurs contextes respectifs afin d’appuyer le développement du plein potentiel de leur population et l’exercice de leur citoyenneté (Ruel et Moreau, 2013). Plus de la moitié de la population québécoise de 16 à 65 ans possède des compétences insuffisantes en littératie pour participer activement au monde actuel (PEICA, 2012; Statistique Canada, 2013). Également, sur un plan scientifique, des études indiquent que des difficultés en lecture dès l’âge de 7 ans sont un indicateur important de décrochage scolaire (Janosz, 2013). Selon McCraken et Murray (2009), entre 20 et 40 % des élèves canadiens n’auraient pas les compétences suffisantes en littératie pour être concurrentiels dans notre monde compétitif. Le récent avis du Conseil supérieur de l’éducation (2013) portant sur la littératie des adultes reconnaît les enjeux liés à leur faible taux. En somme, une mobilisation de tous les acteurs est souhaitée afin d’assurer la mise en place de pratiques éducatives efficientes pour tous les apprenants et d’assurer le développement de milieux inclusifs qui prennent en compte les niveaux de littératie des personnes desservies. Le colloque propose de rassembler équipes et chaires de recherche, groupes d’intérêt, chercheurs et étudiants de cycles supérieurs œuvrant en littératie au Québec afin de faire un état des lieux, tant sur le plan des actions communautaires et scolaires que sur celui des recherches de terrain qui se déroulent dans des contextes variés et portent sur diverses formes de littératie?.
Titre du colloque :
Thème du colloque :