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Le sociologue allemand Ulrich Beck attire l'attention, depuis le milieu des années 1980, sur les risques inhérents aux sociétés modernes. Le développement industriel comporte des risques, qui engendrent la peur, qui à son tour nourrit la manufacture du risque. De nos jours, le sentiment de vivre en permanence sous les risques de la modernité est aggravé par la prise de conscience du changement climatique dont les effets anticipés seront dévastateurs. Que les risques soient naturels ou dus aux activités humaines, les populations doivent en être préservées. Pour ce faire, il incombe à ceux et celles qui en sont responsables ou en ont une connaissance éclairée, non seulement de les informer en toute transparence, mais aussi de les impliquer dans les stratégies de minimisation, d'atténuation ou d'adaptation envisagées. Il paraît alors indiqué d'explorer la possibilité de faire de la communication de risque une obligation juridique qui va bien au-delà de la simple diffusion d'information. Cette obligation se traduirait par l'imposition d'un minimum de compétences communicationnelles dont les modalités seraient esquissées. Trois catégories d'acteurs seraient visées en premier chef par l'obligation de communiquer : le politique, l'industriel et le chercheur.
Dans un contexte où les changements climatiques et les catastrophes naturelles s’intensifient, la communication des risques joue un rôle majeur pour la sécurité publique, les infrastructures et l’économie. En effet, alors que des milliers d’individus sont affectés, et parfois mis en danger, par de graves événements météorologiques et climatiques, les administrations publiques se doivent d’assurer la sécurité de la population en effectuant une communication des risques qui soit à la fois claire et proactive. Cela dit, la complexité de ces phénomènes comporte aussi son lot d’enjeux et de défis pour déterminer quelles sont les meilleures pratiques de communication des risques en vue d’atteindre les citoyens concernés. Afin de partager un objectif commun pour la minimisation des conséquences des aléas météorologiques et climatiques, ce colloque réunira des scientifiques dans le domaine du climat, des professionnels des communications, des étudiants, ainsi que des gestionnaires impliqués dans la mise en œuvre de mesures d’atténuation ou de gestion des risques.