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Evelyne Jacquey : Université de Lorraine
Le travail présenté fait partie du projet TermITH dont l'objectif principal est d'aider à l'indexation automatique d'articles scientifiques en SHS en tirant parti des occurrences de termes apparaissant dans ces articles. La communication que nous proposons s'intéresse à la validation ou au rejet de chaque occurrence des candidats termes extraits automatiquement par la plateforme TTC-TermSuite relativement à leurs contextes d'apparition. Le contexte d'apparition d'une occurrence de candidat terme peut être qualifié et exploité de différentes manières (variantes terminologiques, dérivations morphologiques, patrons lexico-syntaxiques, relations de dépendances syntaxiques, exploitations
textométriques) et selon différentes finalités (acquisition terminologique, acquisition de relations entre termes, construction et structuration de terminologies ou d'ontologies, ainsi qu'annotation et désambiguïsation terminologiques). Dans le cadre de la désambiguïsation terminologique, notre proposition s'intéresse aux interactions entre des locutions adverbiales transdisciplinaires non ambiguës et les candidats proposés. Ainsi, par exemple, l'occurrence du candidat présent à l'intérieur de la locution jusqu'à présent, dans un article de linguistique, permet de définir des règles d'exclusion des occurrences de candidats dans de telles configurations. L'étude présentée a été menée sur le corpus Scientext (52 articles) avec une liste de 454 locutions.
Le lexique d’une langue n’est pas vu comme un objet monolithique. Son étude passe par l’identification de caractéristiques particulières non seulement de mots isolés, mais aussi de regroupements de mots qu’on pourrait appeler des ensembles lexicaux. On peut les définir de différentes manières, pas mutuellement exclusives : par thématique (ex. le lexique de l’environnement), par niveau d’apprentissage (ex. « Basic English »), par caractéristiques sémantiques (ex. événements, prédicats, objets, etc.), par contexte d’utilisation (ex. terminologie spécialisée par rapport à langue générale). Selon l’optique retenue, les méthodes d’identification, de caractérisation, d’enseignement et de description ne sont pas les mêmes.
Il devient intéressant de comparer les différentes approches afin de voir dans quelles mesures elles peuvent s’alimenter et s’enrichir mutuellement. Le travail en vase clos des chercheurs s’intéressant à la thématique peut conduire à des recherches en parallèle qui ne sont que trop rarement mises en commun dans un cadre d’échange multidisciplinaire. Une considération moins monolithique du lexique ne pourra que conduire à des descriptions plus flexibles et complémentaires.
Le colloque permettra :
1) de réunir des chercheurs intéressés par cette la thématique du lexique à vocation particulière afin qu’ils puissent échanger sur leur cadre théorique, leur méthode et leur utilisation des divers sous-ensembles lexicaux;
2) d’explorer les bases théoriques de classes de vocabulaire ou de sous-ensemble lexicaux ou terminologiques;
3) de caractériser des ensembles lexicaux; et
4) de réunir des chercheurs provenant de pays différents.
Dans un tel contexte, réunir des chercheurs provenant de la didactique, de la lexicologie, de la lexicographie, de la terminologie, de la linguistique de corpus et de l’informatique, des sciences cognitives, des sciences de l’information et des divers domaines spécialisés contribuera nécessairement à enrichir la réflexion sur le sujet.
Thème du colloque :