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Vers une meilleure compréhension des caractéristiques psychologiques, sociales et criminologiques du filicide masculin

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Suzanne Léveillée : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

L'homicide de son ou ses enfants est un acte incompréhensible pour la plupart des gens et génère des émotions intenses dans la population générale. Selon la littérature consultée, il existe 3 types de motivations principales associées au filicide : la mesure de représailles, l'abus physique fatal et la santé mentale perturbée (Wilczinski, 1995). Ces hommes présentent des difficultés majeures à faire face à la perte (la rupture amoureuse) et ils n'arrivent pas investir une nouvelle conjointe suite à la rupture. De plus, les litiges entourant la garde du ou des enfants réveillent en eux une colère intense. La recherche sur cette thématique est prioritaire pour mieux prévenir ce type de passage à l'acte. Nous discuterons des différentes méthodes de travail : une analyse exhaustive de quelques cas cliniques et une analyse des caractéristiques psychosociales de tous les cas ayant été commis sur le territoire de la province de Québec pendant une période déterminée. Quelques résultats de recherche seront présentés et discutés. Parmi les résultats qui seront présentés, notons qu'en 5 ans (2007-2012) 26 cas de filicides/familicides ont été répertoriés. De plus, deux sous groupes se dégagent, soit les parents maltraitants qui tuent leur enfant (N = 9) et les parents en détresse (colère) suite à la rupture ou en conflit quant à la garde du ou des enfants (N=15).

Résumé du colloque

La violence intrafamiliale est particulièrement difficile à comprendre par la majorité des gens. De plus, les personnes qui vivent de la violence conjugale ou sexuelle dans leur famille éprouvent très souvent de la difficulté à en parler et surtout à demander de l’aide. Au Québec, la violence intrafamiliale reste une préoccupation de santé publique et des intervenants en psychologie, criminologie, travail social et psychiatrie travaillent en collaboration pour une meilleure intervention. Ainsi, mieux arrimer le travail des intervenants et des chercheurs s’avèrent selon nous un moyen de prévention efficace. À titre d’exemple, en 2009 (MSP, 2009) 6,2 % des individus au Québec ont admis avoir été victimes de violence conjugale (incluant la violence psychologique, physique ou sexuelle). De plus, il y en moyenne 13 homicides conjugaux (la conjointe ou l’ex-conjointe est tuée) par année sur le territoire de la province de Québec (travaux de Léveillée, 2011). Les femmes sont majoritairement victimes de la violence intrafamiliale.

Dans ce colloque, nous traiterons de différents types de violence intrafamiliale, comme la violence conjugale, l’homicide intrafamilial et la violence sexuelle. Des conférenciers aborderont plus spécifiquement le traitement proposé pour aider les hommes qui exercent de la violence conjugale, ainsi que leurs travaux de recherche portant sur le changement psychologique de ces hommes. D’autres conférenciers parleront des différents profils d’hommes et de femmes qui exercent de la violence intrafamiliale. Enfin, des conférenciers aborderont le traitement et les enjeux psychosociaux des hommes qui commettent de la violence sexuelle dans la famille. Ce colloque est une occasion privilégiée de discuter de l’évaluation autant que du traitement de ces personnes et aussi d’aborder des pistes de solutions et de prévention.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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