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Elizabeth Harper
Cette présentation propose un examen des possibles usages de l'intersectionnalité et des approches narratives pour cerner la fonction et la place qu'occupent les «récits de localisations» entrelacés dans les récits d'expérience des femmes immigrantes à propos de la violence.
L’intersectionnalité est au cœur des préoccupations des différents groupes concernés par la situation des femmes et est qualifiée de « buzzword » dans le champs des études féministes et des sciences sociales (Davis, 2008). Tant les chercheures, les intervenantes concernées par l’aide offerte aux femmes en difficultés que les militantes au sein des différents groupes féministes sont appelées à réfléchir sur les enjeux relatifs à cette perspective théorique. Le féminisme intersectionnel apparaît dorénavant comme une voie à privilégier dans l’étude de la violence faite aux femmes et de la violence conjugale, car il propose d’élargir l’analyse des rapports sociaux impliqués dans la (re)production de la violence et intègre une dimension macrosociale. Néanmoins, malgré la pertinence de l’analyse qu’il propose, le féminisme intersectionnel est perçu comme une théorie instable, qui soulève de multiples interprétations et qui apparaît complexe à traduire sur le plan empirique (Nash, 2008) et dans la pratique. Ainsi, ce colloque se veut un espace de réflexion afin de discuter des principaux défis et enjeux théoriques, méthodologiques, empiriques et pratiques qui sont relatifs à la mobilisation du féminisme intersectionnel dans l’analyse de la violence conjugale et de la violence faite aux femmes.
Thème du colloque :