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Guillaume Vergne : Polytechnique Montréal
L’objectif de cette recherche est de mettre en évidence le lien entre la corruption et le commerce illégal des déchets. Les flux de déchets prennent une place de plus en plus importante dans le commerce international. En 2012, plus de 430 millions de tonnes ont circulé entre les pays contre 260 millions de tonnes en 2002. Pourtant, depuis la signature de la convention de Bâle en 1992 les pays sont chargés de mettre en place des mesures pour limiter le commerce transfrontalier de déchets.
Pour expliquer ces échanges, l’hypothèse des havres de pollution a été étudiée à de nombreuses reprises. Selon cette hypothèse, les flux de déchets se font à destination des pays possédant les règlementations environnementales les moins contraignantes. Outre la dangerosité liée au transport de ces marchandises, l’accumulation de déchets dans ces pays, où ils ne sont pas toujours valorisés ou détruits, pose des problèmes environnementaux.
Il existe une différence entre la sévérité des règlementations environnementales et leur mise en application. Cette étude s’intéresse aux causes de cette différence. Nous utilisons la corruption comme variable d’approximation de la faiblesse institutionnelle. En termes méthodologiques, nous utilisons un modèle économétrique fondé sur des données bilatérales sur les échanges de déchets et des données secondaires sur la performance et la corruption.
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