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Claude Raymond Alexis : CIQSS - Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales
Nous avons trouvé que les natifs du Québec ont des chances supérieures aux immigrants et natifs du reste du Canada d'avoir un titre collégial. Cependant, les immigrants ainsi que les natifs du reste du Canada ont des chances nettement supérieures de détenir un titre universitaire que les natifs du Québec. Les immigrants nés aux États-Unis et en Afrique sont plus souvent diplômés de l'université que ceux nés en Asie de l'Est et du Sud-est. Les enfants qui migrent au Québec ou au Canada avant 10 ans ont des chances nettement plus élevées d'avoir un titre collégial que de ne pas en avoir, en comparaison à ceux arrivés après cet âge. Un immigrant dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais réussit bien au collégial, mais détient moins souvent un titre universitaire.
Ce travail de recherche vise principalement àétudier les immigrants diplômés du collège ou de l'université (du système éducatif québécois) selon les régions de naissance ou d'origine, tout en essayant de les comparer aux natifs du Québec et du reste du Canada. De plus, les effets de l'âge à l'immigration, de la langue d'usage à la maison et de la période d'arrivée sur la chance d'avoir un titre postsecondaire québécois avaient été également examinés. Pour atteindre nos objectifs, nous avons utilisé une analyse bivariée et multivariée axée sur des variables socio-économiques, démographiques, ethnoculturelles et contextuelles tirées des données du recensement de 2006 de Statistique Canada.
Ce colloque scientifique porte sur les parcours scolaires et professionnels des jeunes issus de groupes minoritaires et marginalisés. Dans une perspective d’équité et de justice sociale en éducation et en emploi, il s’avère crucial de se pencher sur les différentes dimensions qui ponctuent les parcours de ces jeunes. Le colloque aborde notamment la question suivante : quels sont les aspects positifs et négatifs qui jalonnent les parcours scolaires et professionnels de ces jeunes? Dans une approche constructiviste, nous aborderons ces aspects en considérant le jeune comme un acteur social disposant d’un pouvoir d’action sur son parcours, interagissant et déployant des logiques stratégiques pour faire face au poids des déterminismes sociaux. Ce colloque développera les connaissances scientifiques sur les parcours des jeunes issus de groupes minoritaires et, plus largement, bonifiera les sources de réflexion des décideurs publics œuvrant auprès de ces jeunes.
Ce colloque réunit des chercheurs travaillant à la fois sur les jeunes issus de l’immigration, les jeunes issus de minorités linguistiques et les jeunes issus de groupes marginalisés. Cet échange favorisera le développement d’une vision plus large sur les parcours des jeunes « issus de groupes minoritaires », et ce, à la fois sur le plan empirique et sur le plan théorique. Également, le colloque réunit des chercheurs analysant les parcours des jeunes à l’aide de dispositifs méthodologiques quantitatifs et qualitatifs; il permettra de prendre acte de la complémentarité de ces deux approches. Plus concrètement, le colloque permettra de réunir des chercheurs de trois entités de recherche, ce qui permettra un croisement d’approches théoriques fécond pour aborder le thème des parcours scolaires et professionnels des jeunes issus de groupes minoritaires : le Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM), axe « Éducation et rapports ethniques », l’Observatoire Jeunes et Société (OJS, INRS UCS) et le Groupe de recherche Immigration, équité et scolarisation (GRIES).