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Incidences des traités modernes sur le bien-être des collectivités autochtones : la convention de la Baie-James et du Nord québécois et le Manitoba Northern Flood Agreement

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Stefan Wodicka : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

Nous comparons le bien-être des signataires de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (les Cris et les Inuit), de la Convention du Nord-Est québécois (les Naskapis) et du Manitoba Northern Flood Agreement (les Cris) avec le bien-être de collectivités autochtones qui sont demeurées sans traité moderne (les Innus de la péninsule Québec-Labrador et autres Cris au Manitoba) pour la période de 1981 à 2006. Ces collectivités ont été sélectionnées parce qu’elles ont toutes subi les effets de mégaprojets hydroélectriques sur leur territoire traditionnel. Nous inspirant des méthodologies développées par Saku (1995), McHardy et O’Sullivan (2004) et Asselin (2009), nous construisons un indice de bien-être en appliquant une analyse en composantes principales aux données de dix indicateurs socio-économiques provenant des recensements quinquennaux réalisés par Statistique Canada. À partir d’une analyse de variance, nous concluons qu’il existe une relation statistiquement positive entre l’existence d’un traité moderne et le bien-être des collectivités autochtones, et ce à partir de 1986. Dans un deuxième temps, une interprétation qualitative des résultats fait ressortir que l’État peut jouer un rôle déterminant s’il respecte ses obligations de traité, mais qu’au bout du compte l’action historique des collectivités autochtones est tout aussi ou plus structurante que l’action de l’État.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 16 mai 2014

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