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Emmanuelle TURCOTTE : UQAM - Université du Québec à Montréal
Au Québec, près du quart des femmes nées entre 1952 et 1965 n’ont pas donné naissance à un enfant au cours de leur vie (Institut de la statistique du Québec, 2012). Cette proportion représente le double de la situation des femmes issues de la décennie précédente. À partir des années 1960, le Québec occupe une place particulière en Occident en termes de transformation radicale des mœurs, avec la laïcisation de l’État et la perte du pouvoir moral de l’Église catholique sur les couples. L’utilisation des moyens contraceptifs est légalisée en 1968. Au même moment, le mouvement de libération des femmes attaque de front l’assimilation des figures de « femme » et de « mère » (Tahon, 2000). Ce faisant, les années 1970-80 vont représenter une époque nouvelle qui témoigne d’une véritable mutation culturelle : les femmes ne se définissent désormais plus par le mariage et la maternité (Corbeil et Descarries, 2003). Cette communication propose une démonstration des effets de cette redéfinition culturelle par l’analyse quantitative comparée des trajectoires biographiques de deux générations de femmes québécoises sans enfant (cohortes de naissance 1940-51 et 1952-65) à partir des données de l’Enquête sociale générale de 2011. Il ressort essentiellement de nos analyses que la 1ère cohorte présente des parcours homogènes tandis que les trajectoires des femmes sans enfant nées pendant le baby-boom sont multiples et diversifiées et ce, sur tous les plans (personnel, conjugal, professionnel).
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