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La transformation de la notion de rite (19e-20e siècles) : plaidoyer pour une « relation nécessaire » entre l'anthropologie et la théologie

AG

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Andrea Grillo : Pontificio Ateneo S. Anselmo

Résumé de la communication

a)
Avec les recherches introduites
par les nouvelles sciences qui ensuite, vers la moitié du XXème siècle,
seraient nommées « sciences humaines », la notion de
« rite » a connu une grande transformation sur le plan structurel ;

b)
Ce changement structurel du
concept de rite ainsi que de l'expérience rituelle a été noté et promu non
seulement par les diverses disciplines impliquées dans cette nouveauté
(l'anthropologie, la sociologie, la psychologie, etc.), mais aussi par la
théologie et même par les églises chrétiennes: d'où les transformations de la
« notion théorique » de rite dans les églises chrétiennes;

c)
Après une rapide référence à mon
modèle théorique de relecture du rapport entre la théologie et le rite
(« présupposition », « refoulement »,
« surdétermination » et « réintégration » du rite dans – et
par – la pensée théologique), je proposerai une réflexion autour d'une question
aussi urgente que nouvelle: l'enjeu du passage du « ritus servandus », introduit par le Concile de Trente,
au « ritus celebrandus »
qui caractérise le Concile Vatican II.

d)
Il faut, cependant, admettre que
ce n'est pas du tout facile introduire la notion de « rite » avant
qu'elle ne soit une « notion scientifique »;

Résumé du colloque

L’étude des rites constitue un champ de recherche qui transige avec toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Depuis le début du siècle dernier, plusieurs spécialistes ont développé diverses perspectives théoriques sur les rites (Durkheim, Mauss,Van Gennep, Reik, Turner, Douglas, Levi Makarius, Cazeneuve, Isambert, Grimes, Bell, Hall, Bourdieu, Goffman, Martens, Balandier, Rivière, Thomas, Maisonneuve, Girard, Segalen, Fellous, Cyrulnik, Wulf, etc.). Il ressort de leurs travaux que les rites ne peuvent plus être considérés commedes actes aliénants, mécaniques et figés. Ces auteurs ont plutôt mis en évidence leur univers symbolique très riche. Éliade, Caillois, Durand, Isambert et Sperber (156-159) se sont notamment intéressés au sémantisme de cette dimension symbolique. Bourdieu de son côté a reconnu qu’ils sont des actions hautement significatives dans la mesure où ils rendent visible l’identité. Ils permettent l’acquisition progressive d’habitus, de comportements, d’attitudes, de dispositions d’esprit, etc. Plusieurs auteurs ont aussi analysé leur fonction sacramentelle en vue d’un rapport au sacré ou à une transcendance. De sa perspective sociologique, Goffman les analysait à travers ses descriptions des interactions sociales. D’autres auteurs plus contemporains, comme Gebauer et Wulf, ont relancé les études sur les rites en insistant sur leur performativité et leur transmission par mimétisme. Le champ des études sur les rites est donc largement ouvert et plusieurs approches théoriques s’y rencontrent. À cet égard, nous désirons rassembler des chercheurs de tous les horizons disciplinaires pour faire état des travaux les plus récents sur les rites.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
news icon Thème du colloque :
Interdisciplinarité des rites
section icon Date : 16 mai 2014

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Titre du colloque :

Interdisciplinarité des rites

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