Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Alexandra Bisson Desrochers : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’état de stress post-traumatique (ÉSPT) afflige approximativement une personne sur dix ce qui en fait un des problèmes de santé mentale les plus répandus. Il est fréquent que ces personnes présentent des difficultés à intégrer les souvenirs traumatiques et cela peut transparaitre au moment où elles tentent de raconter le narratif de l’évènement traumatique (ÉT). Malgré le foisonnement d’hypothèses suggérant une forte relation entre les caractéristiques du souvenir traumatique et les symptômes d’ÉSPT, peu d’études empiriques ont abordé la question. L’objectif de cette étude consistait à évaluer si certaines caractéristiques du narratif de trauma permettent de prédire le niveau de symptômes. Il était postulé qu’un niveau de symptomatologie élevée serait prédit par une faible cohérence du récit narratif de l’ÉT, peu d’évènements internes et peu de détails. Pour vérifier cette hypothèse, 44 femmes et 22 hommes ayant reçu un diagnostic ont relaté leur ÉT avant le début d’une intervention psychologique. Les caractéristiques des ÉT ont été évaluées grâce à un système d’analyse de contenu (Foa et al, 1995). Les résultats montrent que la cohérence et les évènements internes ne sont pas liés avec la symptomatologie d’ÉSPT. La longueur du narratif semble être la seule caractéristique significativement liée à l’intensité de la symptomatologie de l’ÉSPT. Ainsi, plus l’individu peut élaborer en racontant son récit, moins il présente de symptômes de l’ÉSPT.
Thème du communication :
Domaine de la communication :