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Etienne Girouard : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’analyse de la transition chinoise vers une économie libéralisée embrassant la mondialisation
permet d’alimenter une réflexion sur les termes de plus en plus en vogue de nouveaux types de capitalisme et de responsabilité sociale des entreprises dans un cadre particulier : ici celui d’une ancienne économie planifiée ayant mis de l’avant des réformes visant à introduire des doses successives de libéralisme dans son économie. En premier lieu, cet article s’attarde à esquisser une brève sociologie de cette transition vers le capitalisme. La responsabilité sociale des entreprises est ensuite abordée dans une perspective comparative en s’interrogeant sur les mutations d’une telle responsabilité sous l’action corrosive des réformes. Enfin, à la lumière de cette réintroduction autoritaire du marché à la suite de plusieurs décennies de collectivisme communiste, une réflexion sur le sens à donner à l’expression « nouveaux types de capitalisme » est articulée. En conclusion, se trouve réinterprétée la responsabilité sociale des entreprises dans un contexte culturaliste, sociologique et idéologique. Il apparait alors que cette responsabilité porte en elle les clefs de la légitimité d’un ordre politique et est toujours traversée par les structures de la domination sociale qui prévalent dans un régime politique donné. En Chine, l'autoritarisme développmentaliste patriotique se distingue ainsi du compromis démocratique gramscien qui prévaut dans les démocraties libérales.
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