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Myriam Tahiri Hassani
Le Québec est la province canadienne ayant le taux le plus élevé de décrochage scolaire (17,57 %). Ce taux est plus élevé chez certains groupes confrontés à d’importantes difficultés socio-économiques et culturelles tels les enfants d’origine haïtienne, dont le taux reste le plus élevé au Québec (50 %). La précarité socio-économique familiale, la monoparentalité, le racisme vécu, la délinquance et la violence sont souvent identifiés comme des facteurs qui contribuent au maintien du « cycle de décrochage scolaire ». Cela dit, certains jeunes d’origine haïtienne qui ont vécu ces difficultés arrivent, malgré tout, à réussir à l’école et atteindre l’université. En effet, 12,4 % des jeunes d’origine haïtienne âgés de 15 ans et plus détenaient en 2001 un diplôme de grade universitaire. Comment s’en sont-ils y pris ? L’hypothèse selon laquelle le jeune « est capable d’intervenir sur [les facteurs] qui le déterminent » (De Gaulejac, 2009) en mettant en place de façon autonome des processus qui lui sont propres, est alors proposée. L’individu serait actif dans la construction de son parcours scolaire. Pour cela, il utiliserait des instruments lui permettant de développer les apprentissages nécessaires à sa réussite scolaire et pouvant, au-delà, contribuer à sa construction identitaire. À cet effet, nous développons un modèle conceptuel original qui propose de rendre compte des processus instrumentaux et identitaires mis en place par le jeune pour réussir à l’école.
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