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Yves Francis Odia : École nationale d'administration publique
Depuis longtemps, le gouvernement du Canada met en œuvre dans le domaine culturel en général, et celui de la télédiffusion en particulier, une politique qui impose aux entreprises du secteur des exigences strictes en termes de contenu canadien dans les productions diffusées. Ces exigences prennent essentiellement la forme de restrictions quantitatives des productions étrangères et de conformité à des règles financières imposant une certaine structure de coûts aux entreprises de radiodiffusion.
Cet article évalue l’impact de cette politique de contenu canadien sur le bien-être des consommateurs. Le papier montre que la politique entraîne une modification du système de prix tant sur le marché de la production télévisuelle que sur celui de la consommation, ce qui peut conduire les agents économiques à réviser leurs choix de consommation, d’épargne, d’offre de travail ou même encore d’investissement.
L’un des défis les plus importants pour un gouvernement est d’identifier les perdants et les bénéficiaires de la politique qu’il souhaite mettre en œuvre. Cet article propose, en s’inspirant du modèle développé par Rosen (1986) pour construire sa théorie des compensations salariales sur le marché du travail, une méthode permettant d’identifier les individus qui sont pénalisés par la politique de contenu canadien à partir de la sensibilité du bien-être des agents au changement des prix.
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