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Leyla Sall : Université de Moncton
Depuis le début des années 2000, le Nouveau-Brunswick manifeste sa volonté d’avoir « sa part » d’immigrants entrepreneurs. Le recrutement se fait prioritairement en Chine, en Europe de l’Ouest et en Corée du Sud. Pour le gouvernement provincial, avoir des immigrants entrepreneurs soigneusement sélectionnés grâce à leurs avoirs financiers et leurs projets d’entreprise permettrait de lutter contre le « mauvais sort » économique de la province. Toutefois, les immigrants entrepreneurs opérant dans un contexte caractérisé par la vulnérabilité entrepreneuriale sont tout aussi stratèges et leurs pratiques dépendent de leur propre « feuille de route migratoire ».
Les stratégies des immigrants entrepreneurs au Nouveau-Brunswick entrainent des pratiques de « satellisation » et de « plurilocalisation » des familles qui n’arrivent à assurer leur cohésion que grâce à l’usage intensif des nouvelles technologies de l’information et de communication. Dans ce schéma de mobilité, le Nouveau-Brunswick devient un nœud territorial instrumentalisé et transitoire en vue d’assurer aux familles d’immigrants entrepreneurs la sécurité et la reproduction de leur statut de classe moyenne.
Cette communication, produit de recherches qualitatives basées sur des entretiens semi-directifs et des observations, vise à restituer les stratégies, les intentions des immigrants entrepreneurs et à décrypter la rationalité de leurs pratiques de mobilité et de choix d’installation.
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