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Christina Popescu : UQAM - Université du Québec à Montréal
Suite à la crise alimentaire et économique de 2008, les investissements agricoles étrangers et nationaux ont pris une ampleur considérable dans les pays en « voie de développement » à l’échelle de la planète. Ce phénomène d'accaparement de terres intéresse de plus en plus les communautés universitaires, les ONG, les institutions internationales, ainsi que les associations d’agriculteurs.trices, car il sème une certaine controverse. En Afrique de l’Ouest, où de plus en plus de transactions foncières prennent place, l’accaparement des terres exacerbe la menace d’insécurité alimentaire qui plane déjà sur plusieurs pays de cette région et modifie également les rapports qu’entretiennent les paysan.ne.s avec la terre.
Bien que de plus en plus de chercheurs étudient ce phénomène, trop peu de recherches se penchent sur les effets qui touchent plus particulièrement les femmes paysannes et leur famille. Dans le cadre de cette présentation, nous allons aborder les conséquences que ces transactions foncières font planer sur les femmes paysannes dans les sociétés ouest-africaines. Pour ce faire, nous allons utiliser une approche marxiste et féministe afin d’analyser le cadre capitaliste dans lequel s’inscrivent ces investissements agricoles et les modifications que ceux-ci amènent sur les liens terre/paysan.ne.s. Nous allons également nous pencher sur les conséquences directes qui affectent les femmes de ces communautés et leurs réponses en réaction à ce phénomène.
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