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Stefanie Haustein : Université d'Ottawa
350 ans après sa création, la revue savante demeure le principal moyen de diffusion des
connaissances savantes, et les citations reçues par les articles constituent la mesure principale de
leur impact scientifique. Les médias sociaux et leur introduction dans un contexte académique ont généré de nouvelles opportunités pour capturer l'impact sur un public potentiellement plus
large—pas simplement les auteurs qui citent—et plus rapide, compte tenu de la vitesse avec laquelle l'activité dans les médias sociaux peut être mesurée. Le nombre de tweets, de
publications Facebook, de lecteurs sur Mendeley, d'évaluations d'experts sur F1000, et de vues
sur Slideshare sont des exemples d'indicateurs considérés comme des «altmetrics». De
nombreuses revues fournissent également les «altmetrics» associées à chacun de leurs articles,
certains chercheurs les présentent sur leurs CVs, et certains organismes subventionnaires
commencent à envisager leur utilisation. Même s'il est devenu évident que ces nouvelles mesures
sont très hétérogènes et ne peuvent remplacer les citations, on sait encore peu de choses sur leur
signification et le type d'impact qu'ils reflètent. Cette communication fera un tour d'horizon des
opportunités et des défis associés à l'utilisation de médias sociaux dans la communication
savante.
Alors que les capacités de stockage et de calcul s’accroissent de façon exponentielle et que les outils de fouille, d’analyse et de visualisation des collections numériques se multiplient, les propriétés du corpus d’Érudit (erudit.org) offrent des perspectives de recherche exceptionnelle en bibliométrie, en linguistique informatique, en Web sémantique, ainsi qu’en histoire et en sociologie des sciences.
L’exploration automatisée d’un corpus numérique enrichi comme celui d’Érudit, regroupant une quantité croissante d’archives et de numéros courants de revues scientifiques et culturelles, mais aussi de thèses, et de documents et données divers, permet en effet d’extraire, de compiler et d’analyser quantité de données autrement dispersées sur de nombreuses plateformes ou dont l’accès était limité au format papier.
Mais qu’en est-il concrètement de ces nouvelles possibilités de recherche? Il s’agira ainsi de se demander, à partir de l’exemple d’Érudit, quelles questions inédites le traitement automatisé d’un corpus numérique permet de poser et comment ce corpus devrait idéalement évoluer (collections, structuration, sémantisation) afin de répondre aux besoins émergents des chercheurs; d’explorer, en somme, les possibilités de recherche présentes et futures que recèle une plateforme comme Érudit.
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