Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Geneviève Roch : Université Laval
D'importants changements législatifs, organisationnels et professionnels ont modifié les cheminements de formation et le cadre de pratique des infirmières. L'écart grandissant entre le rôle qu'elles occupent et celui qui leur est enseigné est lourd de conséquences. Cet écart se traduit par une ambigüité et des conflits de rôles qui accentuent les difficultés d'intégration, de rétention et de performance dans les organisations. Objectif : Mieux comprendre le rôle de l'infirmière soignante par un rapprochement entre ce qui est requis en contexte hospitalier et le contenu des cheminements de formation, en situant les différentes zones de tension. Méthode : Étude de cas multiples s'appuyant sur des sources documentaires (N=241) et des entretiens auprès de 52 informateurs-clés issus de six groupes d'acteurs répartis dans dix établissements. Résultats : Quatre composantes du rôle infirmier sont ressorties comme étant essentielles. Des décalages considérables ont été identifiés entre les milieux de pratique et les milieux d'enseignement quant à la définition et l'importance de ces composantes. Il appert que ces composantes essentielles sont structurées par une pluralité de perspectives, attestant de tensions entre les attentes sociales, légales et organisationnelles. Conclusion : Les résultats obtenus permettront de soutenir l'appropriation du rôle des infirmières actuelles et en devenir, ainsi que le développement d'une gestion stratégique de ce rôle en contexte hospitalier.
La conjoncture économique du réseau de la santé au Québec, les difficultés d’accessibilité aux soins, de même que les défis associés aux soins de la population de tous âges nécessitent plus que jamais d’innover dans nos façons de faire. Dans une perspective orientée vers la recherche de solutions, il est proposé de réunir des chefs de file et des experts pour discuter des enjeux liés à la formation et à la pratique des infirmières cliniciennes.
Ce colloque a pour but de dresser un portrait de la situation actuelle et de déterminer des pistes d’actions menant à l’optimisation de la contribution de l’expertise infirmière, afin de permettre l’occupation de la pleine étendue du champ de compétences par les infirmières et participer ainsi activement à l’amélioration de l’efficience des services de santé au Québec, que ce soit au regard de la planification ou de la distribution des services, et ce, pour le bien-être du patient et de la population.
L’infirmière clinicienne, par sa formation universitaire, est appelée à exercer sa profession auprès de clientèles nécessitant des soins plus complexes et détient la formation nécessaire pour œuvrer en soins intensifs, en traumatologie, en santé communautaire ainsi qu’en santé mentale. Dans un système de santé en constante évolution, la complexité des soins à prodiguer exige de l’infirmière un haut niveau de développement, de maîtrise et de déploiement de ses compétences. Or, l’accessibilité à la formation universitaire vise cet objectif. Cependant, l’infirmière clinicienne n’occupe pas encore l’entièreté du rôle qui lui est dévolu, depuis 2001, par le projet de loi 90.
Ce colloque permettra de réfléchir sur la contribution de cette professionnelle au système de santé québécois.
Titre du colloque :
Thème du colloque :