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Ghislain CARLIER : Université catholique de Louvain
En Belgique francophone, la formation initiale des enseignants au secondaire est assurée par l'université dans un module restreint de trente crédits. Cette portion congrue du curriculum exige d'optimiser tous les moyens permettant de développer les compétences des stagiaires. A la Faculté des sciences de la motricité de l'UCL, une équipe de superviseurs a été progressivement constituée (2004-2014), avec pour mission d'établir des liens entre l'institut de formation et la dyade « enseignant-associé – stagiaire » opérant sur le terrain scolaire. Composer une équipe de superviseurs implique d'adopter des critères ancrés tant sur les compétences professionnelles que sur les qualités humaines et relationnelles. Sept collègues volontaires ont été recrutés parmi les enseignants associés collaborant avec la faculté. Ces collègues sont partiellement détachés de leur fonction en milieu scolaire pour assumer le rôle de superviseurs universitaires. Faire naître des références communes au sein de cette équipe a représenté un défi majeur pour le responsable du programme. Afin de créer une véritable communauté de pratique, des tables de parole ont permis d'affiner le cœur du métier. Celui-ci s'appuie sur les expériences singulières des praticiens, leurs arts de faire et leurs gestes professionnels. La présente communication a pour but de faire émerger les caractéristiques de ce dispositif qui ont conduit à l'efficience et à l'efficacité reconnues par les différents acteurs.
Depuis quelques années, plusieurs actions de recherche et de formation ont tenté de développer des collaborations entre le milieu universitaire et le milieu scolaire (Portelance, Borges & Pharand, 2011). Dans le contexte des stages, plus particulièrement – véritable carrefour d’intégration « théorie-pratique » –, les deux milieux collaborent indéniablement à la formation initiale des enseignants (Desbiens & coll., 2012). Des protocoles d’ententes et des partenariats formels existent en effet pour organiser le placement des stagiaires, notamment. Mais qu’en est-il des collaborations réelles entre les acteurs des deux milieux?
De plus en plus d’initiatives visent le développement de communautés professionnelles, que ce soit par la mise en œuvre de « communautés de pratique » (Lave & Wenger, 1991), de « communautés d’apprentissage », voire de « groupes de co-développement professionnels » (Payette & Champagne, 2010) ou toute autre approche collaborative. Le présent colloque se veut une occasion de partager les initiatives de recherche-action et de formation qui s’inscrivent dans de telles démarches collaboratives. Plus spécifiquement, les contributeurs seront invités à répondre aux questions suivantes : quels dispositifs sont imaginés pour mettre en dialogue les pratiques des formateurs universitaires et celles des formateurs issus du milieu scolaire (enseignants associés)? Quelles sont les approches privilégiées? Quelles sont les transformations réelles que ces collaborations ont pu générer dans les milieux? Quels sont les défis/obstacles? Quelles sont les ressources?
Que ce soit par l’intermédiaire de résultats de recherche ou de dispositifs de formation novateurs, ce colloque vise à dresser un état des lieux des collaborations réelles entre les acteurs des deux milieux et à envisager les pistes de recherche futures permettant d’assurer la pérennité des collaborations « université-école » en formation pratique à l’enseignement.