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Simon-Olivier Gagnon : Université Laval
En prenant pour objet les archives de la parole d'une radio communautaire et leurs revalorisations sous forme de documentaire radiophonique, l'exposé donne à penser le recours renouvelé à la narration dans les sciences sociales et historiques. Nous suggérons de réfléchir à nouveau frais l'usage du récit dans la commémoration historique ainsi que la dimension expressive-esthétique de la pratique de l'archiviste-archéologue dans la reconstruction des faits historiques. En s'appropriant le document d'archive, en individuant les témoignages du passé, en subjectivant les matériaux historiques, l'auteur de l'écriture de l'histoire y laisse toujours la marque de son interprétation « comme au vase en terre cuite la trace de la main du potier » disait Benjamin.
Suite à une investigation empirique les matériaux historiques d'une radio communautaire, il appert que certains constats peuvent être tirés quant au geste de l'opération historique. Ce n'est pas seulement une transmission passive d'un héritage culturel qui est assumé, mais une reconstruction arbitraire de mémoires que l'on doit admettre comme étant réinventées. Ce sont ainsi des groupes d'énoncés qui sont agencés par le maître d’œuvre de l'histoire, des chaînes de signifiants, de significations, qui sont articulés à l'aune d'une interprétation privilégiée. Dans le courant de la discussion, nous chercherons à savoir si la narration est le ciment de l'histoire, le liant articulant l'individuel et le collectif.
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