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Viviane Desbiens : Université Laval
Le Club des Débrouillards est un programme d'animation scientifique géré par le Réseau CDLS-CLS. Les enseignants du primaire ont régulièrement recours à ses services afin de les soutenir dans l'enseignement de la science et technologie, ce qui constitue une collaboration formelle-informelle en éducation scientifique. En effet, les deux milieux ont un objectif commun, le développement de la culture scientifique des élèves. Dans un récent rapport (2013), le Conseil supérieur de l'éducation soulignait d'ailleurs les efforts qui ont été faits par les organismes de promotion de la culture scientifique tels que le Réseau CDLS-CLS afin de se rapprocher du programme scolaire et les encourageaient à continuer en ce sens. Nous avons besoin d'évaluer de façon rigoureuse ces collaborations « formelles-informelles » afin de déterminer si les interventions sont efficaces et de savoir comment les rendre encore plus efficaces, afin qu'elles répondent aux besoins du milieu scolaire et à la mission de l'organisme qui gère le programme.
Le Club des Débrouillards n'a jamais été évalué auparavant. De ce fait, notre recherche porte sur l'évaluation de ce programme d'animation, notamment en regard de la motivation envers les sciences des élèves et tout spécifiquement, sur leur sentiment d'efficacité personnelle (Bandura, 2010), puisque c'est en développant cette motivation que les jeunes peuvent développer leur culture scientifique (Inchauspé, 2005). Nous présentons l'état d'avancement de nos travaux.
Ce colloque vise à créer une occasion de partage des recherches en cours afin d’alimenter les réflexions autour de la question de la culture scientifique et technologique, identifiée par plusieurs organismes (CST, 2002; CSE, 2013; UNESCO, 2014) comme une clé essentielle au développement économique et social d’une société et à sa capacité à innover. Le développement de la culture en science et technologie dans la société québécoise repose en grande partie sur des organismes des milieux formels (école) et informels (musées au sens générique). Touchant différents publics et traitant de sujets technoscientifiques variés, ces milieux démontrent un grand dynamisme dans le déploiement de projets qui, parfois, se révèlent plus ou moins bien orchestrés. Certaines de ces pratiques collaboratives (expérimentations, conférences-démonstrations, expositions, etc.) sont basées sur des intuitions et des constats ponctuels, mais elles sont rarement fondées sur une démarche de recherche et d’évaluation rigoureuse. Elles laissent pourtant entrevoir des effets particulièrement intéressants auprès de certaines clientèles (Samson, Lepage et Robert, 2013), d’où l’importance de les documenter sur le plan de la recherche. Nos principales questions de recherche sont les suivantes : Quels sont les types de pratiques éducatives mises en œuvre dans les milieux formels et informels pour développer la culture en science et technologie? Comment ces pratiques éducatives s’arriment-elles dans les deux milieux? Quelles sont leur retombées? Quelle démarche alimente le développement de ces pratiques par les organismes informels au regard de leur mission, d’un contexte de classe et des contenus didactiques?
Thème du colloque :