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Véronique Duguay : UQAR - Université du Québec à Rimouski
À ce jour, l'effet de l'utilisation de l'ordinateur pour écrire sur la performance en écriture des élèves du primaire ne fait pas consensus chez les chercheurs du domaine. Les résultats divergents peuvent entre autres être expliqués par le fait que les méthodologies de recherche sont très diversifiées. Par ailleurs, très peu de recherches ont visé à déterminer si le crayon et le clavier influencent différemment la performance des élèves selon leur niveau scolaire. Est-ce que les élèves du primaire sont plus performants lorsqu'ils écrivent à la main ou à l'ordinateur? Est-ce que cela diffère en fonction de leur niveau scolaire?
Cette présentation a pour but d'exposer les résultats préliminaires d'une étude dont l'objectif était de comparer la performance en écriture d'élèves de 3e et 6e année du primaire lorsqu'ils écrivent à l'ordinateur et avec le crayon. Ces résultats sont issus d'une préexpérimentation ayant été effectuée auprès de 45 élèves, durant laquelle ces derniers ont eu à réaliser une même dictée à la main et à l'ordinateur. Un score de vitesse d'écriture et un score orthographique ont été calculés afin de rendre compte de la performance des élèves, qui sera comparée en fonction du mode d'écriture.
Depuis 2012 les recherches sur l’enseignement-apprentissage de la lecture et de l’écriture en termes d’efficacité occupent une place importante. Le colloque s’inscrit dans cette lignée scientifique. Il explore les difficultés rencontrées au cours du lire-écrire tout en proposant des remédiations efficaces issues d’expérimentations : stratégies, outils (Granger, Dubé), dispositifs didactiques en lecture-écriture et en orthographe (Briquet; Guihard-Lepetit; Boultif; Lavoie, Morin; Cayouette, Chatenoud, Turcotte), littératies multimodales (Boucher) ou viser la compréhension en lecture (Bessette, Ouellet, Boultif, Dubé). Les communicants croiseront ainsi des publics d’élèves différents quant à l’âge et au cursus, dans le but affiché de viser des retombées sociales en termes de remédiations efficaces pour les élèves, mais aussi en matière de développement professionnel des enseignants.
Jusqu’en 1995, la didactique du français a tenté d'améliorer la qualité de l’enseignement en concevant des contenus en accord avec ses cadres théoriques (Goigoux, 2002). Puis, la description des pratiques a remplacé cette dernière. Trois problématiques ont alors fait l’objet de recherches : les interactions didactiques et la reconstruction des objets enseignés; la transposition didactique et la modélisation de l’enseignement (Sensévy, 1998) alliant didactique, pédagogie et activité professionnelle. À partir de 2008, les recherches accordent davantage de place à l’efficacité enseignante soit dans l’analyse de celle-ci (Sensévy, 2009), soit dans la prescription (Theriault, 2012). Les recherches sur l’effet de l’enseignant vont montrer que le facteur influençant le plus les performances des élèves est l’enseignant et ses pratiques. Même si l’élève en difficulté demeure au centre des préoccupations (Cèbe, Goigoux, 1999, 2003; Bautier, Goigoux, 2004), on constate que déontologiquement les recherches s’orientent davantage vers les pratiques enseignantes sur le plan de l’efficacité (Bianco, Bressoux, 2009; Bissonnette, Richard, Gauthier, Bouchard, 2010; Bocchi, 2011). Les observations des pratiques de classe vont ainsi s’attacher aux interactions entre enseignant et élèves, et à l’action du professeur à destination des élèves dits « moyens ». Ces pratiques sont particulièrement déterminantes afin que ces élèves intègrent plus tard le groupe des lecteurs-scripteurs compétents plutôt que celui des élèves en difficulté. Depuis 2012, ce sont donc les recherches sur l’enseignement-apprentissage de la lecture et de l’écriture en matière d’efficacité qui occupent une place importante. Toutefois, de nombreuses études sont également concernées par l’apprentissage de la lecture et ses difficultés (remédiation, prévention, mesure des progrès, les coûts…) dans des domaines aussi variés que les sciences de l’éducation et du langage, la psychologie cognitive et les neurosciences (Brodeur, 2008; Bégin, Saint-Laurent, Giasson, 2010; Dion, Roux, Dupéré, 2011).
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