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Le Québec fait face à des défis budgétaires et sociaux importants. C'est dans ce contexte qu'une nouvelle opportunité semble se présenter : passer à l'utilisation des logiciels libres (open source) et ainsi récolter des avantages directs (coûts moindres) et indirects (adhésion aux standards ouverts, etc.). Mais qu'en est-il réellement ? C'est pour cette raison que que le CSPQ a demandé à un groupe de professeurs de l'Université du Québec à Rimouski de réaliser une étude comparative impartiale de solutions en logiciel libre ou propriétaire au sein d'un organisme public. Pour ce faire, dans un premier temps, l'équipe a porté, une attention particulière aux coûts associés à l'utilisation de logiciels libres par rapport aux autres solutions propriétaires établies. La méthode du « coût total de propriété »[1] ou CTP a été retenue et a été appliqué à la FADQ (Financière Agricole du Québec) pour le choix du « back office ». Après avoir rappelé la méthode et les principaux résultats obtenus, nous donnerons les conditions d'utilisation de cette méthode CTP ainsi que ses limites et les solutions potentielles pour aider le décideur publique à prendre de meilleures décisions.
[1]Les expressions coût total de possession(en anglais : total cost of ownership ou TCO),coût global de possession oucoût du cycle de vie sont également utilisées pour désigner le coût total de propriété.
Le Québec fait face à des défis budgétaires et sociaux majeurs (dette publique importante, pyramide démographique « inversée », explosion des coûts sociaux et de santé, renouvellement de la main-d’œuvre et risque de perte d’expertise qui en découle). Le gouvernement du Québec, comme d’autres administrations publiques dans le monde, veut économiser. Il cherche à transformer ses façons de faire et à dégager une marge de manœuvre. C’est dans ce contexte qu’une nouvelle possibilité semble se présenter : passer à l’utilisation des logiciels libres (open source) et ainsi récolter des avantages directs (coûts moindres) et indirects (adhésion aux standards ouverts, etc.).
Le 21 septembre 2013, Le Soleil titrait : « Logiciel libre : Québec aurait pu économiser 265 millions $ ». En fait, on avançait que si on remplaçait tous les logiciels propriétaires par leur équivalent « libre », on aurait économisé 265 millions de dollars en licences. À cela, on ajoutait que « l’usage des logiciels libres permettrait de briser le cercle de dépendance vis-à-vis des technologies propriétaires, […] de dynamiser le secteur informatique au Québec et de recréer une expertise interne au gouvernement dans ce domaine. » Tous ces avantages sont alléchants, mais certains soutiennent que le logiciel libre est souvent moins mature, performant, fiable, etc. D’autres affirment que les économies sur les coûts des licences sont annulées par ceux de la main-d’œuvre. D'autres encore apportent des arguments positifs (disponibilité du code source, possibilité d’adapter le logiciel) ou négatifs (lourdeur des applications, pertes de productivité des usagers, etc.).
L’objectif de ce colloque est de réunir des personnes concernées et intéressées par le processus d’intégration des logiciels libres dans les systèmes d’information et les processus gouvernementaux afin de partager leurs connaissances et leurs résultats de recherches, et de discuter des principaux champs de recherche à développer dans ce secteur aux niveaux micro, méso ou macro. En effet, il nous semble capital d’avoir une vision élargie de cette intégration du logiciel libre. C’est aussi pour cette raison que les propositions relatives à l’adoption du logiciel libre dans l’entreprise privée (qui pourraient inspirer le domaine public) seront considérées.
Titre du colloque :