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Francis Proulx : Cégep de Lanaudière
Il est difficile de ne pas voir dans le concept cartésien d'idea, par cause du tournant subjectiviste qu'il introduisit dans la pensée moderne, le signe d'une rupture vis-à-vis du réalisme médiéval des essentiis de Thomas d'Aquin. Bien que révolutionnaire par ce premier côté, l'ontologie des idées de Descartes ne s'est cependant pas développée sans subir, par un autre côté, l'influence de la métaphysique scolastique de Suárez. Une question se pose alors: la théorie cartésienne des idées est-elle au final tributaire ou non de la philosophie scolastique? Face à ce problème, les commentateurs se sont traditionnellement rangés au côté de l'une ou l'autre de deux interprétations, l'une discontinuiste et l'autre continuiste. C'est en contribuant au dépassement de cette dichotomie que notre thèse proposera une solution alternative. L'atteinte de cet objectif suivra une démarche méthodique en deux temps: (1) la doctrine cartésienne de l'idea sera tout d'abord comparée à celle thomasienne de la forma substantialis pour (2) ensuite être contrastée avec celle suarezienne du double conceptus. La conclusion qui résultera de cette analyse comparative sera celle-ci: il y a entre la conception cartésienne et la tradition scolastique à la fois continuité (les idées cartésiennes empruntant leur double réalité d'esse objectivum et d'esse formale à Suárez) et discontinuité (la subjectivation cartésienne des idées impliquant un rejet du réalisme thomasien de la forma substantialis).
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