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Jrene Rahm : Université de Montréal
Le “Cinquième dimension” est un système éducatif ancré dans l'approche historico-culturelle, et qui a donné naissance au développement d'activités parascolaires pertinentes pour les jeunes. Ces activités prennent place dans leurs écoles ou communautés et sont animées par des étudiants et enrichies par le ressourcement de l'infrastructure scientifique dans la communauté tel que les musées, le jardin botanique et autres (Cole, 2006). Dans cette communication, nous apporterons un regard particulier sur un tel système à travers une expérimentation, pour y retirer des leçons au niveau du rapprochement des espaces et pratiques formelles et informelles, en support à une éducation scientifique. Une telle éducation devrait s'appuyer sur une synergie entre plusieurs modalités d'enseignement et d'espaces de découverte des sciences. Ces partenariats facilitent l'établissement de liens durables entre les acteurs. Nous débuterons par une description de l'évolution de deux club de sciences- des espaces parascolaires centrés sur l'élève et ses intérêts émergents en sciences, mis en action à travers la création de projets vidéo, des sorties et stages dans la communauté. Nous nous attardons sur des défis vécus, qui ont freiné le développement d'une véritable communauté d'apprentis et d'une synergie entre les partenaires. Notre discussion des pistes d'action sera guidée par un modèle de partenariat ancré dans une vision des « objets frontières » telle qu'introduite par Star (Star & Griesemer, 1980).
Ce colloque vise à créer une occasion de partage des recherches en cours afin d’alimenter les réflexions autour de la question de la culture scientifique et technologique, identifiée par plusieurs organismes (CST, 2002; CSE, 2013; UNESCO, 2014) comme une clé essentielle au développement économique et social d’une société et à sa capacité à innover. Le développement de la culture en science et technologie dans la société québécoise repose en grande partie sur des organismes des milieux formels (école) et informels (musées au sens générique). Touchant différents publics et traitant de sujets technoscientifiques variés, ces milieux démontrent un grand dynamisme dans le déploiement de projets qui, parfois, se révèlent plus ou moins bien orchestrés. Certaines de ces pratiques collaboratives (expérimentations, conférences-démonstrations, expositions, etc.) sont basées sur des intuitions et des constats ponctuels, mais elles sont rarement fondées sur une démarche de recherche et d’évaluation rigoureuse. Elles laissent pourtant entrevoir des effets particulièrement intéressants auprès de certaines clientèles (Samson, Lepage et Robert, 2013), d’où l’importance de les documenter sur le plan de la recherche. Nos principales questions de recherche sont les suivantes : Quels sont les types de pratiques éducatives mises en œuvre dans les milieux formels et informels pour développer la culture en science et technologie? Comment ces pratiques éducatives s’arriment-elles dans les deux milieux? Quelles sont leur retombées? Quelle démarche alimente le développement de ces pratiques par les organismes informels au regard de leur mission, d’un contexte de classe et des contenus didactiques?