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Richard St-Louis : UQAR - Université du Québec à Rimouski
La fin de vie de beaucoup de nos produits d’usage quotidien est encore le dépotoir. Ainsi, le lieu d’enfouissement technique (LET) de la Ville de Rimouski reçoit annuellement plus de 40 000 tonnes de matières résiduelles générées par une population d’environ 50 000 citoyens. Les eaux qui percolent dans les couches de ces déchets vont inévitablement atteindre un milieu aquatique récepteur, même si elles sont d’abord dirigées vers un bassin de rétention puis traitées. Au Québec, la gestion des lixiviats vise des objectifs de rejets à l’environnement semblables à ceux des eaux usées domestiques. Or, la composition chimique des eaux de percolation est très différente des eaux usées, elle est variable selon la nature des déchets enfouis et du régime de précipitations; de plus elle varie au cours du vieillissement du LET. L’analyse des échantillons de lixiviats bruts provenant du LET de Rimouski de juillet 2013 à octobre 2014 montre que la concentration de plusieurs des métaux et métalloïde dissous varie avec les saisons et peut dépasser le critère de protection de la vie aquatique. La mesure de la toxicité de la fraction dissoute du lixiviat par la technologie Luminotox® (inhibition de la photosynthèse) démontre également une modulation saisonnière. Il est donc pertinent de se demander si les critères actuels appliqués à la gestion du lixiviat devraient tenir compte de l’évolution saisonnière de sa composition et de sa toxicité, afin de protéger adéquatement les milieux côtiers.
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