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Les oscillations du sommeil lent dans l'insomnie

TD

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Thien Thanh DANG-VU : Université Concordia

Résumé de la communication

Les fonctions possibles des oscillations du sommeil lent – fuseaux et ondes lentes – ont font l'objet de nombreuses études au cours de dernières années. Parmi ces fonctions, il a été démontré que les oscillations du sommeil lent modulent la perception des stimuli sensoriels – notamment auditifs – au cours du sommeil. Il a ainsi été démontré que les fuseaux du sommeil entravent la transmission corticale des sons au cours du sommeil. De plus, la variabilité interindividuelle dans le nombre de fuseaux produits au cours du sommeil semble expliquer, du moins en partie, les différences de sensibilité au bruit entre individus au cours du sommeil. Ce rôle des oscillations cérébrales dans le maintien de la stabilité du sommeil a des implications au niveau clinique, notamment par rapport au développement de troubles du sommeil tels que l'insomnie. Nous avons ainsi récemment démontré qu'une faible densité de fuseaux du sommeil, particulièrement en début de nuit, prédisposait au développement ultérieur de difficultés de sommeil en réponse au stress. Au-delà de la physiologie du sommeil normal, les oscillations du sommeil lent semblent donc jouer un rôle important dans la physiopathologie des troubles du sommeil, en influençant leur développement et par conséquent leur prise en charge clinique.

Résumé du colloque

Les périodes de sommeil lent constituent plus de 75 % du sommeil. L’électroencéphalogramme en sommeil lent se caractérise principalement par deux types d’oscillations : les fuseaux de sommeil (train d’ondes entre 12 et 15 Hz) et les ondes lentes (< 4 Hz). Ces oscillations jouent un rôle important dans la protection du sommeil vis-à-vis de perturbations et dans la capacité du cerveau à s’adapter à de nouvelles expériences (plasticité cérébrale). Les oscillations en sommeil lent ont des caractéristiques individuelles importantes, mais sont également modulées par plusieurs facteurs environnementaux tels le nombre d’heures d’éveil précédant l’épisode de sommeil, l’apprentissage et certains agents pharmacologiques comme la caféine ou les benzodiazépines. Les chercheurs participant à ce colloque présenteront des données récentes identifiant certains mécanismes moléculaires, électrophysiologiques et cérébraux qui sous-tendent la production des oscillations en sommeil lent ainsi que leurs fonctions. De nouveaux développements méthodologiques dans la détection automatisée des oscillations en sommeil lent et dans les mesures de connectivité cérébrale associée à ces oscillations seront aussi discutés. Plusieurs questions clés restant à éclaircir seront également abordées par les chercheurs, étudiants et cliniciens. Par exemple, les différences individuelles des caractéristiques des oscillations en sommeil lent sont-elles héréditaires et sont-elles associées aux capacités cognitives? Les caractéristiques des oscillations en sommeil lent peuvent-elles prédire le développement d’une démence? Quels mécanismes cérébraux expliquent les changements marqués des oscillations en sommeil lent avec l’âge? Comment ces oscillations sont-elles perturbées chez les patients souffrant d’insomnie? Peut-on les moduler afin de mieux consolider la mémoire au cours du sommeil? Cette session aura une portée autant dans le domaine clinique que dans celui des neurosciences.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 25 mai 2015

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