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Sarah-Emilie Racine : Université de Montréal
À Montréal, une pratique de sectorisation exerce une pression sur les patients afin qu’ils demeurent dans leur secteur géographique pour obtenir des soins en santé mentale. Instaurée à l’ère de la désinstitutionalisation, la sectorisation visait à l’origine à assurer l’accès aux soins à une clientèle vulnérable et stigmatisée : les patients auparavant soignés dans les asiles psychiatriques. Paradoxalement, il est actuellement reproché à la sectorisation de brimer le libre choix des personnes atteintes d’une maladie mentale.
Notre présentation tentera de déterminer si la sectorisation a un impact juste ou injuste sur l’accès aux soins spécialisés en psychiatrie. Pour ce faire, nous ferons d’abord un survol historique de la sectorisation et nous ferons état de la situation dans le contexte médical et social actuel. Puis, nous utiliserons les points de vue déontologique et utilitariste afin d’analyser les arguments pour et contre la sectorisation. D’une part, nous nous concentrerons sur les arguments des opposants qui mettent de l’avant le respect de l’autonomie et l’inefficacité de la politique pour demander qu’elle soit abolie. D’autre part, nous nous pencherons sur les arguments des partisans qui soulèvent les aspects de gestion des ressources et d’intégration communautaire pour justifier la politique. Suite à l’analyse de ses deux positions, nous mettrons l’accent sur les tensions entre les deux points de vue.
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