pen icon Colloque
quote

Présentation d'une boîte à outils pour l'apprentissage du code alphabétique en lecture-écriture

SG

Membre a labase

Sylviane Guihard-Lepetit : Université de Rouen-Normandie

Résumé de la communication

La connaissance du nom et du son de la lettre constitue un puissant prédicteur de réussite en lecture (Foulin, 2007).Peu d'outils pédagogiques permettent d'organiser un apprentissage rigoureux des lettres et de leur son compatible avec une gestion de classe.Les outils pédagogiques présentés, indépendants de toute méthode de lecture,visent laprécision et l'automatisation de ces connaissances puis celle des correspondances graphophonologiques. Leur conception sur des supports ludiques et synthétiques facilite l'enrôlement de l'élève et la mémorisation. La « Boîte à outils » met à disposition de l'enseignantdes affichages de classe, des feuilles de référence, des lotos individuels progressifs, des jeux collectifs, des matériels dynamiques d'entraînement à la combinatoire, des mots-images et un sous-main d'écriture afin d'organiser une pédagogie différenciée, cohérente et massée du code alphabétique. Récemment développés, le logiciel gratuit « les clés du code » et son application « Codeli » offrent un contexte supplémentaire d'apprentissage avec les principaux jeux de la « boite à outils ».

FOULIN, J.N. (2007). La connaissance des lettres chez les prélecteurs : aspects pronostiques, fonctionnels et diagnostiques. Psychologie Française, 52, 431-444.

GUIHARD, B. & GUIHARD-LEPETIT, S. (2007). Boite à outils pour l'apprentissage du code en lecture-écriture. Paris : RETZ

Résumé du colloque

Depuis 2012 les recherches sur l’enseignement-apprentissage de la lecture et de l’écriture en termes d’efficacité occupent une place importante. Le colloque s’inscrit dans cette lignée scientifique. Il explore les difficultés rencontrées au cours du lire-écrire tout en proposant des remédiations efficaces issues d’expérimentations : stratégies, outils (Granger, Dubé), dispositifs didactiques en lecture-écriture et en orthographe (Briquet; Guihard-Lepetit; Boultif; Lavoie, Morin; Cayouette, Chatenoud, Turcotte), littératies multimodales (Boucher) ou viser la compréhension en lecture (Bessette, Ouellet, Boultif, Dubé). Les communicants croiseront ainsi des publics d’élèves différents quant à l’âge et au cursus, dans le but affiché de viser des retombées sociales en termes de remédiations efficaces pour les élèves, mais aussi en matière de développement professionnel des enseignants.

Jusqu’en 1995, la didactique du français a tenté d'améliorer la qualité de l’enseignement en concevant des contenus en accord avec ses cadres théoriques (Goigoux, 2002). Puis, la description des pratiques a remplacé cette dernière. Trois problématiques ont alors fait l’objet de recherches : les interactions didactiques et la reconstruction des objets enseignés; la transposition didactique et la modélisation de l’enseignement (Sensévy, 1998) alliant didactique, pédagogie et activité professionnelle. À partir de 2008, les recherches accordent davantage de place à l’efficacité enseignante soit dans l’analyse de celle-ci (Sensévy, 2009), soit dans la prescription (Theriault, 2012). Les recherches sur l’effet de l’enseignant vont montrer que le facteur influençant le plus les performances des élèves est l’enseignant et ses pratiques. Même si l’élève en difficulté demeure au centre des préoccupations (Cèbe, Goigoux, 1999, 2003; Bautier, Goigoux, 2004), on constate que déontologiquement les recherches s’orientent davantage vers les pratiques enseignantes sur le plan de l’efficacité (Bianco, Bressoux, 2009; Bissonnette, Richard, Gauthier, Bouchard, 2010; Bocchi, 2011). Les observations des pratiques de classe vont ainsi s’attacher aux interactions entre enseignant et élèves, et à l’action du professeur à destination des élèves dits « moyens ». Ces pratiques sont particulièrement déterminantes afin que ces élèves intègrent plus tard le groupe des lecteurs-scripteurs compétents plutôt que celui des élèves en difficulté. Depuis 2012, ce sont donc les recherches sur l’enseignement-apprentissage de la lecture et de l’écriture en matière d’efficacité qui occupent une place importante. Toutefois, de nombreuses études sont également concernées par l’apprentissage de la lecture et ses difficultés (remédiation, prévention, mesure des progrès, les coûts…) dans des domaines aussi variés que les sciences de l’éducation et du langage, la psychologie cognitive et les neurosciences (Brodeur, 2008; Bégin, Saint-Laurent, Giasson, 2010; Dion, Roux, Dupéré, 2011).

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 25 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :