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Réflexion du territoire dans le cinéma québécois contemporain

GL

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Guillaume Lemire : Collège Lionel-Groulx

Résumé de la communication

L'inventaire visuel du territoire québécois commence dès les années 1930-1940 avec les documentaires de l'abbé Maurice Proulx et de monseigneur Albert Tessier. À cette époque, l'espace filmé est celui des zones agricoles (Proulx) et de la nature (Tessier). Ces deux documentaristes cherchent, en quelque sorte, à transmettre le rapport que l'homme entretient avec le territoire. Avec l'avènement du cinéma direct, à la fin des années 1950 (pensons au cinéma de Perrault, Brault, Groulx, Jutra, Carle, Lamothe), qui renouvelle le genre cinématographique, la nouvelle génération de réalisateurs québécois contribue à enrichir « l'album de famille », en plantant leur caméra dans des décors réels, à la recherche de la « vraie vie ». Ils parcourent alors le territoire dans tous les sens, de Montréal aux villages plus ou moins éloignés des grands centres et, aussi vers quelques espaces habités par les Amérindiens.En prenant pour objet le cinéma de fiction des quinze dernières années au Québec, tourné à l'extérieur des centres urbains et périurbains, nous analyserons la teneur du lien qu'entretiennent ces films au territoire : comment le montrent-ils ? Comment s'y ancrent-ils ? Comment le l'imaginent-ils ?

Résumé du colloque

Ce colloque explore les relations littéraires interaméricaines à partir d’une perspective comparatiste entre le Québec et le Brésil, centrée sur des approches théoriques des représentations littéraires de l’espace.

Il s’agit d’interroger les relations entre expérience, perception et écriture de l’espace pour mieux dégager les stratégies d’investissement symbolique auxquelles les productions littéraires québécoises et brésiliennes ont recours. Le corpus pourra également intégrer des productions cinématographiques. L’analyse de la figuration spatiale permettra d’identifier l’imaginaire des grands espaces (l’Amazonie brésilienne, le Nord québécois et le Sertão brésilien) ainsi que celui d’espaces urbains (micro-espaces carcéraux, favelas, quartiers délabrés) ou frontaliers (réserves autochtones au Québec et au Brésil).

L’examen des processus de (re)signification des espaces de référence dans le discours fictionnel repose sur différentes approches critiques de la représentation de l’espace qui produisent des champs discursifs et des concepts spécifiques dont le colloque cherchera à examiner la portée théorique. Pour ce faire, la réflexion s’organisera autour de trois principaux axes qui explorent les relations entre la littérature et la géographie :

1) Perspective géopoétique qui privilégie la mise en scène de trajectoires erratiques et s’appuie sur une grammaire du cosmos et sur des figurations d’espaces illimités;

2) Perspective géocritique qui explore les rapports entre « géographie du réel » et « géographie de l’imaginaire »;

3) Perspective du « braconnage » qui part de la notion d’habitabilité psychique pour cerner les paysages de la subjectivité dans des territoires précaires ainsi que les tactiques subversives d’appropriation du lieu.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 25 mai 2015

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