Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Christian Kabemba Ndala : Université de Constance
Le motif de ma contribution se trouve dans la pratique. Il résulte de l´inquiétude suscitée par des théories qui, en réaction à l´ethnocentrisme, présentent l´interculturalité comme le face-à-face des cultures déjà constituées à part, telles des entités isolées suivant chacune sa propre loi biologique, mais invitées après-coup au ‘commerce’ avec l´étranger (d´où une juxtaposition additive des cultures). Je trouve cette conception insuffisante et lui oppose la conception de l´interculturalité comme un entrelacs. Je m´appuie ici sur une phénoménologie de l´expérience interpersonnelle, car le ‘dialogue interculturel’ n´est au fond qu´une forme du ‘dialogue interpersonnel’. Les cultures ne se déplacent pas pour se rencontrer, mais c´est plutôt les hommes. Mon argumentation s´accorde avec l´idée du philosophe allemand Bernhard Waldenfels de prendre le préfixe inter au sérieux, mieux, de prendre l´interpersonnalité et l´interculturalité au mot de manière à montrer que les Autres apparaissent à l´intérieur de moi-même avant qu´ils ne viennent à moi de front. Cela permet de repenser l´ identité comme être-chez-soi-avec-les Autres et l´éducation interculturelle comme un apprentissage à la reconnaissance de l´étranger au cœur de soi. Si les cultures, à l´instar des individus, n´existent que sous forme d´histoire des cultures, parler de leur historicité, c´est donc parler de leur inextricable interpénétration. Une telle réflexion contribue à la prévention et à la résolution des conflits.
Thème du communication :
Domaine de la communication :