Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Christian Whalen : BDEJ- Bureau du défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick
Le Nouveau-Brunswick a entamé un virage important envers le respect des droits fondamentaux des enfants et des jeunes. Un Bureau du Défenseur des enfants et de la jeunesse a été créé comme organe de contrôle parlementaire pour veiller au respect des droits des enfants et des jeunes (2006); un nouveau cadre des droits et du mieux-être de l'enfance a été créé par le Bureau du Défenseur et le Conseil de la santé du N.-B. pour dresser un bilan annuel de la mise-en-œuvre efficace de ces droits (depuis 2011); un nouvel outil d'évaluation des répercussions sur les droits de l'enfant a été adopté par le Conseil Exécutif de la Province afin d'assurer que tous les projets de loi ou de règlement soient assujettis à un contrôle rigoureux au regard de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CIDE) (2013). Dans ce contexte il est intéressant de cerner le contexte constitutionnel et juridique qui guide la prestation de services de santé mentale auprès des jeunes issus des CLOSM. L'intersection de nombreux droits garantis par le droit international affecte et devrait informer la livraison actuelle de ces services au Nouveau-Brunswick. Les auteurs discuteront des défis de taille afin de veiller à ce qu'aucun jeune issu des CLOSM, ayant besoin de soins en santé mentale ne passe entre les mailles du filet. L'analyse se terminera sur l'engagement des jeunes, des familles et des membres de la communauté pour favoriser un changement culturel des soins de santé mentale.
La santé mentale et le recours au soutien dans les collectivités de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) s’inscrivent dans un contexte juridique et socioculturel où le rapport à la langue et les relations entre les groupes linguistiques figurent dans la façon dont un individu raconte sa détresse dans le langage de son cœur. C’est dans cet esprit que les conférenciers de ce colloque se sont engagés pour bien articuler les réalités des CLOSM en matière de santé mentale et de soutien. Les chercheurs ont conjugué le rapport à la langue, les relations entre les groupes linguistiques de la région et les questions de la santé mentale. Le colloque repose sur les réalités de l’un des groupes CLOSM les plus vulnérables au Canada, soit les jeunes adultes. Plus de 75 % des problèmes de santé mentale apparaissent entre l’adolescence et le début de l’âge adulte (Santé Canada, 2002). Le colloque permet de préciser les facteurs qui précarisent et qui protègent le bien-être psychologique à un moment fragile dans la vie des membres issus des CLOSM. D’abord, le colloque permet d’examiner la question de la santé mentale sous l’angle des droits et du mieux-être de l'enfance. Suivra une analyse psychosociale de la santé, qui peut rendre compte des disparités en matière de santé mentale et d’accès aux ressources des francophones hors Québec. Enfin, le colloque permet de saisir comment le vécu langagier, la culture et la santé psychologique se conjuguent et permettent ou non d’accéder à des soins de santé psychologique de qualité. Les contributions serviront à documenter les problèmes vécus par les francophones évoluant en contexte minoritaire quant à la gestion et à la prestation des services de santé psychologique. Les résultats offrent un éclairage nouveau sur les moyens de droit et de prévention en matière de santé psychologique qui répondent aux spécificités des groupes vulnérables situés dans différentes régions du Canada.
Titre du colloque :