Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Françoise Picard Cloutier : UQAR - Université du Québec à Rimouski
En observant les modes de surgissement et d'intrication de l'effet de vie dans la nouvelle Au-dessus à jamais, de David Foster Wallace, je souhaite aborder l'écriture littéraire comme un laboratoire de la complexité où le phénomène de la vie génère les connaissances du monde de l'être et de l'être au monde. Si, comme l'avance Edgar Morin, «l'esprit est dans le monde qui est dans l'esprit » (La complexité humaine, p. 116),le créateur peut-il reconnaître, à leur puissance de vie, la valeur artistique de ces «quelques choses» qui surgissent, s'appellent et se tissent ensemble dans son travail de création? Et si oui, comment cela nous permet-il d'envisager la connaissance du point de vue de la création littéraire.
À l’heure où la recherche-création en lettres attire de plus en plus d’étudiants universitaires, ce colloque vise à questionner les tensions ou la fertilité des rapports entre la création littéraire, la réflexion intellectuelle et l’enseignement et, de façon plus large, à s’interroger sur la situation politique de l’écrivain, ébranlée par une dévalorisation de la culture et du rôle des humanités au sein de l’université. Comment l’écrivain professeur ou chercheur parvient-il à concilier écriture, enseignement et réflexion? Comment se met en œuvre la résistance de l’écriture au sein de l’institution et du politique aujourd'hui? Comment trouver la chambre à soi qui permet la création? Quelles sont les pratiques qui parviennent à mettre en place une « recherche-création » vivante? En particulier, comment s’articulent les pratiques actuelles de l’essai littéraire (essais, carnets, blogues, etc.)? Pourraient-elles parvenir à la périlleuse conciliation entre vie, réflexion et création? Parviendraient-elles à maintenir la création, et sa liberté, en initiant une pratique qui conjugue imagination et pensée?
Titre du colloque :
Thème du colloque :