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Matthieu Petit : Université de Sherbrooke
Lorsque la supervision de stage se fait à distance, les représentants de l'université ne se rendent pas dans les milieux scolaires afin d'observer les stagiaires en classe. C'est le cas à la maîtrise qualifiante en enseignement au secondaire (MQES) de l'Université de Sherbrooke qui compte deux stages pour lesquels la supervision s'effectue à distance. Malgré cette absence physique, en utilisant divers dispositifs numériques et pédagogiques, les superviseurs de la MQES semblent aptes à favoriser un sentiment de présence au sein de leur cohorte (Petit, soumis). Le modèle de la communauté d'apprentissage en ligne de Garrison, Anderson et Archer (2000) compte trois catégories de présence : enseignante, cognitive et sociale. Mais qu'en est-il de la relation avec les enseignants associés (ou mentors) qui accueillent les stagiaires dans leur classe? Par une «présence virtuelle», les superviseurs réussissent-ils à former des triades avec les stagiaires et les représentants du milieu scolaire? À partir des résultats d'une étude exploratoire-descriptive sur la création d'un sentiment de présence dans ce contexte particulier de formation à distance, nous présenterons différents cas de supervision en ligne ayant mené à une valorisation du rôle des personnes-ressources du milieu scolaire, incluant les directions d'établissement.
Depuis quelques années, plusieurs actions de recherche et de formation ont tenté de développer des collaborations entre le milieu universitaire et le milieu scolaire (Portelance, Borges & Pharand, 2011). Dans le contexte des stages, plus particulièrement – véritable carrefour d’intégration « théorie-pratique » –, les deux milieux collaborent indéniablement à la formation initiale des enseignants (Desbiens & coll., 2012). Des protocoles d’ententes et des partenariats formels existent en effet pour organiser le placement des stagiaires, notamment. Mais qu’en est-il des collaborations réelles entre les acteurs des deux milieux?
De plus en plus d’initiatives visent le développement de communautés professionnelles, que ce soit par la mise en œuvre de « communautés de pratique » (Lave & Wenger, 1991), de « communautés d’apprentissage », voire de « groupes de co-développement professionnels » (Payette & Champagne, 2010) ou toute autre approche collaborative. Le présent colloque se veut une occasion de partager les initiatives de recherche-action et de formation qui s’inscrivent dans de telles démarches collaboratives. Plus spécifiquement, les contributeurs seront invités à répondre aux questions suivantes : quels dispositifs sont imaginés pour mettre en dialogue les pratiques des formateurs universitaires et celles des formateurs issus du milieu scolaire (enseignants associés)? Quelles sont les approches privilégiées? Quelles sont les transformations réelles que ces collaborations ont pu générer dans les milieux? Quels sont les défis/obstacles? Quelles sont les ressources?
Que ce soit par l’intermédiaire de résultats de recherche ou de dispositifs de formation novateurs, ce colloque vise à dresser un état des lieux des collaborations réelles entre les acteurs des deux milieux et à envisager les pistes de recherche futures permettant d’assurer la pérennité des collaborations « université-école » en formation pratique à l’enseignement.