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Sofiane LARIBI : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Un regain d'intérêt s'est manifesté ces dernières années à l'égard du transport maritime de courte distance (TMCD) au Québec. Notre problématique s'appuie sur la conjecture selon laquelle l'inefficacité des politiques publiques de soutien au TMCD résulterait en partie d'écarts de perception entre les différents acteurs impliqués. Ce sont ces différences de perception que nous nous proposons de mettre en valeur à travers une approche cognitive en matière d'analyse des politiques publiques et le recours à des outils d'aide à la représentation, tel que la carte cognitive. L'objectif de notre recherche s'inscrit dans une conciliation disciplinaire entre le champ de l'analyse des politiques publiques et celui de l'aide à la décision. Ce rapprochement prend forme au travers une démarche de pré-structuration dont le but essentiel consiste à canaliser les divergentes représentations du problème faites par les parties prenantes. Ces représentations devant également servir à terme à enrichir le support informationnel nécessaire à une meilleure compréhension du problème public. La diversité des résultats obtenus témoigne de la multiplicité des perceptions des parties prenantes quant à la question des politiques publiques, bien au-delà des clivages sectoriels traditionnels, des frictions idéologiques ou des cloisonnements institutionnels en matière de développement durable.
La recherche en gestion des ressources a pour but l’étude de l’organisation, de la planification ainsi que de la mise en œuvre des plans et projets des acteurs du secteur maritime. À ce titre, la recherche dans ce secteur est située à la convergence entre les sciences de gestion et l’environnement maritime. Il s’agit donc d’un champ de recherche ouvert sur l’interdisciplinarité en sciences de la gestion et intégrateur des connaissances produites par des champs de recherche complémentaires en sciences de la nature, humaines et sociales. Portée par une petite équipe de professeurs du département des sciences de la gestion de l’UQAR, les premiers travaux de recherche ont été marqués par les préoccupations liées au développement du secteur de la pêche et par les négociations entourant la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, deux préoccupations marquantes des années 1980. Progressivement, d’autres préoccupations se sont ajoutées, telles que le développement des régions maritimes, l’émergence de nouvelles activités comme l’aquaculture et l’intégration de plus en plus importante des préoccupations environnementales, par exemple la prévention de la pollution, l’effet des changements climatiques et l’adaptation qui en découle, le tourisme durable, la valeur des écosystèmes naturels, etc.
La gestion du domaine marin en général génère une problématique particulière : le choix des activités à autoriser, permettre et pérenniser tout en réconciliant la protection de l’environnement, et les intérêts privés et collectifs sous-jacents au développement. Cette dialectique multiforme entre le local et le global, le privé et le public, l’environnement et le développement nous semble encore porteuse de réflexions fécondes en sciences de gestion et est susceptible de fournir des pistes pour l’intégration de ces différentes dimensions dans d’autres champs d’application.