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Approche collaborative et besoins essentiels des minorités linguistiques dans la région historique des Cantons de l'Est : un exemple de recherche-action en cours

RH

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Rachel Hunting : Townshippers' Association

Résumé de la communication

Deux initiatives répondant aux priorités des communautés minoritaires d'expression anglaise seront présentées au moyen d'un modèle Impact collectif (cabinet FSG, 2012). L'une vise le recrutement et la rétention des jeunes, et l'autre, un accès à des services de santé et à des services sociaux. Elles illustreront comment l'Association Townshippers a réussi à mobiliser différents intervenants communautaires en réponse à certains besoins afin d'optimiser l'efficacité collective et les résultats. L'initiative Make Way for YOUth de l'association s'intègre au réseau Place aux Jeunes en Région et remplit une mission unique dans toute la province. En effet, depuis ses débuts en 2006 sous le nom Place aux jeunes anglophones pour la MRC de Coaticook (Make Way for Youth), elle appuie la migration des diplômés et des professionnels d'expression anglaise âgés de 18 à 35 ans dans la région administrative de l'Estrie. En neuf ans, le programme s'est étendu à cinq MRC supplémentaires et comprend maintenant différentes sous-activités organisées avec des partenaires communautaires pour attirer des nouveaux venus et retenir les jeunes de la région. En décembre 2014, l'association a entamé un projet pilote avec cinq intervenants de trois secteurs afin de soutenir l'expansion, la mise en œuvre et l'évaluation du programme Community Watchdog. Cette communication présentera les premiers effets de cette mise en œuvre sur la vitalité de la communauté anglophone de la MRC du Val-Saint-Francois.

Résumé du colloque

Les anglophones du Québec, malgré une langue commune, sont divisés en de nombreuses communautés et sous-groupes. Identifier les caractéristiques de ces diverses communautés d’expression anglaise représente alors un défi pour la recherche et l’action publique. En effet, les marqueurs identitaires liés à la langue s’accompagnent souvent d’autres marqueurs parfois plus significatifs pour les individus. Ces marqueurs peuvent être liés au sentiment d’appartenance à un groupe culturel (p. ex. : Irlandais, Pakistanais, Premières Nations, etc.), à une confession religieuse (p. ex. : juive, chrétienne, etc.) ou à un territoire (Montréal, Québec, les régions). La grande variété de situations de ces communautés est aussi attribuable à leur présence historique, ou pas, au Québec. Cette présence joue sur la force de leurs institutions, la visibilité de leurs représentants et, à travers ces derniers, sur les possibilités de dialogue avec la majorité francophone.

Malgré la complexité d’établir des critères définissant de façon univoque ces communautés, une grande tendance se dessine : celle d’une disparité toujours plus grande au fil des ans entre les anglophones de Montréal et ceux hors de la métropole. Jusqu’à maintenant, la majorité de la recherche s’est penchée sur la région montréalaise, où l’on retrouve plus de 80 % des anglophones du Québec. Notre colloque innove donc en se penchant plus spécifiquement sur les défis et les enjeux entourant le fait d’appartenir à une communauté d’expression anglaise loin de cette masse critique. Ces défis et ces enjeux touchent, entre autres, le maintien d’institutions, la capacité de se mobiliser en tant que communauté, la rétention des jeunes qui migrent vers Montréal ou d’autres villes canadiennes, l’attraction d’immigrants et l’accès à des services en anglais garantis par les lois fédérale et provinciale. Les présentations à notre colloque aborderont plusieurs de ces enjeux. L’objectif est d’offrir un meilleur portrait des communautés d’expression anglaise implantées en région et de générer une lecture critique et actuelle de leur situation.

Ce colloque est organisé par le Réseau de recherche sur les communautés québécoises d’expression anglaise et l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques.

Le colloque sera suivi d’un après-midi à Métis-sur-Mer afin d’y découvrir son patrimoine et ses institutions anglophones. Une visite guidée des Jardins de Métis est prévue, suivie d’un cocktail aux bureaux de Heritage Lower Saint Lawrence. Ce sera l’occasion de découvrir les réalités de la communauté d’expression anglaise du Bas-Saint-Laurent dans un cadre enchanteur en bord de mer. Un souper aura également lieu pour ceux qui souhaitent rester après le cocktail. L’inscription pour ces activités se fera lors du colloque (transport et frais d’admission aux Jardins non inclus). Informations : acfas2015@gmail.com.

Comité scientifique : Cheryl Gosselin, Paul Zanazanian et les organisateurs du colloque

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 26 mai 2015

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